Alain Berthaud
Ce qui frappe en premier dans le travail d'Alain Berthaud, c’est la joie et la passion qu’il met en œuvre, un peu comme Chagall a dû agir de son temps. Les couleurs intenses nous fascinent. Le peintre emploi très fréquemment la combinaison des couleurs rouge et bleu, alliance, dont la vivacité peut difficilement être dépassée. La chaude couleur du rouge, couleur de la vie qui représente l’énergie et la chaleur, qui symbolise la joie, la passion et l’amour, mais aussi la colère et la rage. Le bleu, par contre, apporte l’équilibre, il fait partie des couleurs froides. Inspiré par le bleu du ciel
et son reflet dans l’eau, le bleu représente en littérature et graphisme le lointain, la nostalgie et la clarté. Contrairement au rouge, le bleu exerce un effet apaisant et agréable sur l’être humain. Il favorise la concentration et tient éveillé.
Dominique Capelle
Dominique Capelle est peintre, il peint l’acrylique, pour travailler dans le mouvement, créer du spontané sur une toile vierge qui veut se laisser surprendre par les bleu ciel, les jaunes de Naples, les verts printemps, les fuchsias et son inspiration urbaine.
Dominique Capelle aime Chalon-sur-Saône, les cafés avec des terrasses, les gens qui sont assis sur des petites tables, en train de boire, de refaire le monde et de fêter la vie. Dominique aime les maisons de Chalon, ses toits vus du dessus, ses quais de Saône, au port industriel nord, qui servent d’ancrage et d’adresse d’hiver aux bateaux de plaisance. Il aime les grues, les hangars, les pêcheurs, les promeneurs, et pas beaucoup les promoteurs qui effacent les paysages.
Dominique peint comme il modelait la terre, en pliant les choses, en torturant les angles droits, en gondolant les murs, se riant des contraintes de ville et des rectilignes des architectes. Le monde n’est pas droit, à qui voudrait on le faire croire, se moque t-il, avec ses pinceaux.
Il travaille les matins, le week-end, dans son atelier, avec la régularité d’un métronome, sans se contraindre jamais. C’est seulement une nécessité heureuse que de flirter avec l’acrylique, les photographies des endroits qu’il choisit de nous restituer avec son talent de coloriste et son pinceau de modeleur. Il met de la musique, s’arrête après trois heures de travail, la peinture est une transe qu’il faut pouvoir stopper, pour aller sur le marché, et goûter pour de vrai une bière ambrée, regarder les terrasses et les habitués, les façades et l’inimitable place Saint-Vincent.
Il y a de l’enfance dans les toiles de Dominique qui nous offre un univers coloré buble gum où les nuages roses ressemble à des chew-gum, où les maisons pourrait se mettre à danser, où les fenêtres du bar de l’hôtel de ville ressemble à des vitraux qui auraient envie de s’amuser. Les tours de trente cinq-étages de Choisy le Roi deviennent amicales avec leur air penché de grande sœur qui veille sur la Mairie qui marrie tour de bras les samedis des couples éternels. Les cheminées penchent aimablement sur la toile, les toits prennent du mou, les cafés sont ouverts, les parasols sont mis chez Louis, le ciel est toujours bleu, on dirait que c’est l’été.
L’été, c’est entendu, mais est-ce que tout ça ne va pas s’écrouler, ça n’a pas l’air de tenir bien droit. Si c’était un dessin animé, est ce que la maison ne pourrait pas se pencher un peu trop et nous avaler tous. Il y a des vagues, sous le pinceau de Dominique, des vagues et de la houle. Les routes pourraient bien devenir du sable mouvant et les tables bistrots se mettraient à tourner. Il y a du suspense dans cette peinture là, du mouvement, du tordu, du joyeux, du sucré, du sacré, de la vie et même des chats qui se glissent dans les interstices.
Ils sont bien cachés, Gaston et Naïa, vous ne savez même pas qu’ils vous observent du coin de leur moustache, dans cette salle du Carmel qu’ils découvrent avec vous.
Christine Camus – décembre 2012
Christel Gutknecht
Je peins avec quelque chose de vécu et j’explore des sensations dans l’espace en utilisant l'énergie de la couleur, du trait, de la forme, du contraste, de la ligne. Utiliser cette énergie pour aller au-delà, pour reconsidérer la relation entre l’humain et son environnement, pour explorer de nouveaux possibles. Cette dynamique picturale se veut immédiatement explorable, puis les traits et les formes permettent d’identifier un environnement, et des êtres immergés. Je cherche à exprimer des tensions émotionnelles pouvant stimuler une énergie disponible chez les êtres, pour une affirmation, une résistance, une lutte, un dépassement.
Françoise Icart
Françoise ICART diplômée de l’Université de Tours, étudie le dessin et le pastel avec son père copiste au Louvres et portraitiste. Elle fait sa carrière dans l’enseignement - en particulier pendant une dizaine d’année elle sera professeur de psychosociologie et créativité en BTS communication et action publicitaire Parallèlement elle mène une carrière artistique. Après s’être exclusivement consacrée à la peinture pendant une quinzaine d’année, elle s’oriente vers la photographie. Sa série des « rues de Paris » traque les éléments et matériaux les tâches des murs et des trottoirs pour y découvrir des figures insolites.
Bénédicte Pannard
David Ribeiro
Mon œil se concentre surtout sur les relations humaines, « le dominant et le dominé », je traite ce thème en utilisant une variante de couleurs assez primaires qui selon moi exprime la base, car malgré les contraintes du système, la vie est d’une grande beauté colorée !
Je m’engage à l’expression picturale, mes œuvres ne décorent pas, elles parlent…
Mon engagement est le même au sein des comédies théâtrales dont je fais parti en tant qu’acteur, metteur en scène, scénographe et régisseur lumière.
J’idéalise une révolution… celle de l’Amour.
