Bonjour et bonne rentrée à tous!
Pour bien démarrer cette nouvelle saison d'expositions, la Galerie aura le plaisir d’exposer
Roland Devolder.
Cet Homme du Nord revient en fanfare avec son trait vif et acéré, ses huiles soyeuses, ses grisailles et ses clairs obscurs hérités d’une tradition picturale bien de chez lui.
En effet, ce peintre, graveur, sculpteur, vit dans la ville d’Ensor et de Spilliaert. Pour autant, son Œuvre est des plus singulières...
Humble et discret, Roland explique à qui veut bien l'entendre que le talent n'existe pas, que seul le travail compte. Mais alors comment fait-il pour faire travailler à ce point son imagination? Pour être si créatif, pour nous questionner toujours sur les mystères, les ficelles qui tissent cet univers qui pourrait être le notre?
Devolder fouille les tourbillons de l’âme: des personnages solitaires parlent à leur alter égo sorti des océans, d’autres avancent en processions, tambour battant, hantant l’univers sobre de son oeuvre. Entre la terre et l’océan il n’y a qu’un pas comme entre la vie et la mort. Parfois les vivants sont tristes et la mort y est joyeuse.
L’art de Devolder est emprunt d' une tristesse douce, d’humour et de fantaisie, il questionne et nous laisse répondre. Il est inépuisable.
Les oeuvres présentées
du 19 septembre au 26 octobre sont une sélection de sculptures, de dessins et de peintures.
Roland Devolder et son épouse Liliane nous feront l'honneur de leur présence au vernissage, je compte sur vous chers amis pour leur réserver l'accueil qu ils méritent !
Antoine Hyvernaud
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Jean-Pierre Minella a le plaisir de vous inviter
au vernissage de l'exposition de ses oeuvres
Jeudi 19 septembre 2013 à 19 heures.
L'exposition sera ouverte jusqu'au samedi 5 octobre
Du lundi au samedi de 16h à 20h
L’œuvre picturale de Jean-Pierre Minella défie les modes et divisions en catégories, le plus souvent fort artificielles, qui pèsent sur le monde de l’art depuis plusieurs décennies. Il s’agit avant tout, pour lui, de questionner les éléments fondateurs du langage plastique, sans obéir pour autant à un système trop contraignant. À cette intention, il s’est doté d’un matériau qui donne à sa production un caractère tout à fait personnel, le pastel à l’huile. Loin de recourir à cette technique pour les seuls effets extérieurs qu’elle provoque, J-P Minella s’en sert afin de faire entrer, de manière explicite, la temporalité dans la perception de ses œuvres. Les couleurs qu’il obtient ainsi donnent en effet une impression tout à la fois de transparence et de profondeur, d’apesanteur aussi. Complexes, leurs alliages épousent, avec d’infinies subtilités, les changements de lumière qui interviennent tout au long d’une journée, ou selon les lieux où elles sont exposées, invitant à la contemplation, donc à une certaine forme de silence. Le fait qu’il ait choisi pour titre d’une de ses récentes expositions « autres rythmes, autres silences » est significatif à cet égard.
Si sa démarche semble s’orienter dans le sens d’une quête d’intériorité, il n’exclut nullement, bien au contraire, le dynamisme susceptible d’émaner des rythmes qui articulent l’espace de l’œuvre. Et il convient de souligner que cette interpénétration des notions de temps et d’espace, dans des formats rarement de grande dimension (un peu comme s’il s’agissait de pièces de musique de chambre), le peintre la fait ressentir sans emphase ni pathos, avec légèreté et discrétion, parfois même une touche d’humour (comme l’attestent certains titres), laissant au spectateur la possibilité d’inscrire son propre parcours ; il y a incontestablement quelque chose d’ouvert et de ludique dans les pastels de J-P Minella, qui n’imposent pas leur présence par la force, mais s’avèrent plutôt capables de s’insinuer dans la sensibilité visuelle de toute personne « disponible », c’est-à-dire prête à oser une expérience du regard sans rester dépendante des parti pris et mots d’ordre existants.
J-P Minella est un peintre résolument indépendant ; évaluer son travail par rapport aux courants successifs des avant-gardes du 20ème siècle, serait, à mon sens limitatif, voire déplacé. Celui-ci résiste d’ailleurs à toute tentative de définition ; se rattache-t-il au concept d’abstraction ? Pas seulement, ou alors il faudrait parler d’ « abstrait avec des souvenirs », pour reprendre la belle expression de Paul Klee.
J-P Minella fait fréquemment appel à la technique du collage dans ses œuvres mais, ici encore, l’on ne saurait trouver de filiation évidente avec les artistes qui l’ont pratiquée, depuis les cubistes jusqu’à Kurt Schwitters, et au delà.
Et cette singularité non préméditée, hors normes, qui est le fruit d’un long cheminement, dans le nécessaire isolement de l’acte de création, représente précisément un atout particulièrement précieux de la démarche et de la production de J-P Minella.
Galerie Notre Dame
3, rue Musette | 21000 Dijon
contact @galerienotredame.fr
03.80.23.31.81
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www.galerienotredame.fr
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