"nous sommes tous des corps étrangers"
Nicolas Potier (photo),
Paule Lanternier (photo),
Nathalie Reba (dessin),
Okiko (dessin),
Fabien Lédé (dessin),
Api (installation),
Jean jacques Mazoué (peinture),
Maxime Grossier (photo),
Jeremy Page (sculpture)
Christophe Mandron (photo)
exposition du 14 avril au 5 mai
vernissage le vendredi 15 avril, 18h
Société atomisée, zapping effréné, économique rentabilité.
L'autre comme un danger, la peur comme une épée de Damoclès.
Plus le temps de penser, plus le temps de panser.
Les choses n'ont plus de prix, mais un coût... et ça fait mâle !
Alors, NOUS (somme des JE singuliers) prenons la pause pour (re)créer du collectif.
...Et ce temps (luxe ô combien précieux par les temps qui courent) n'est plus notre ennemi, mais bel et bien l'allié qui nous faisait défaut.
Et nous (atomes énucléés par l'époque) retrouvons une part de notre humanité en construisant des passerelles avec "l'autre", notre semblable si différent.
Ces gens et ces genres qui, jusqu'alors, s'ignoraient, se méprisaient, se regardaient de loin, voire se haïssaient (souvent par ignorance) font soudain un pas les unEs vers les autres.
Et de ces rencontres naissent des envies, des paroles et des actes.
Et quand l'art s'en mêle et que les arts s'emmêlent, il y a de fortes chances pour que la chose devienne excitante...
Arts plastiques et visuels, littérature, musique, cinéma, slam... autant de modes d'expression qui rendent au théâtre du monde cette plus-value humaine que l'économique lui a abusivement confisqué.
Il NOUS est alors apparu avec l'évidence d'un soleil d"avril (si apprécié tant il était attendu) que mettre un pont entre Villon et Genet, ces auteurs si crus, était une bonne idée. Ces "radicaux libres" (parce que la sincérité semble être au-dessus de tout dans leur oeuvre) se retrouvent donc réunis, par delà les siècles et les genres, dans une manifestation dont le titre les aurait vraisemblablement contentés : "Nous sommes tous des corps étrangers..."
L'énergie d'un bras, les muscles oculaires contre la fission de l'atome, contre l'énergie nucléaire ou contre certains votes nauséeux.
Le peintre, depuis si longtemps, nous le dit, donnant des formes qui racontent, lui, faiseur d'icônes. Des formes contre l'abstraction généralisée, la désincarnation facile : contemporains, nous le sommes ici, au Petit-Citeaux. Humains anatomiquement et biologiquement humains dans les différences mêmes qui nous font humains, mieux que dans le monde uniforme où on ne fonctionne plus que par codes et par discours - très lisses et sans silences.
"Commençons le tableau" se dit le peintre.
"Puisque chaque œuvre forme le tout et que l'artiste, se disent les artistes (se disent-ils, tous réunis, lorsqu'ils savent encore former un collectif ouvert), l'artiste, c'est nous !"
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Jeudi 14 Avril à 20h30 au cinéma l'Eldorado.
Projection "Le vieil enfant" sur les traces de J.Genet, un film de Philipe Dodet et Jean-Pierre Renault , produit par la CECAB.
Vendredi 15 Avril à partir de 18h, Veillée urbaine à la Galerie Nü Köza.
- Cédric Longet (texte)
- Mise en volume-lecture unique : JP Renault et Natacha Mendès (entretien Genet pour Play Boy)
- vernissage
- performance Mick -JLB
- lectures à la table Jérome Lequime, Michel Potherat, JLB, C.Longet, Frank Bailliet….
- Performance Synapse (peinture en musique)
Mardi 19 Avril à 19h30 à la Galerie Nü Köza.
Projection du film "Villon Jazze" produit par Label Epique et réalisé par Frank Halimi et Jean Pierre Brouat.
Soirée "Villon Klam" encadrée par le collectif dijonnais de poésie et spoken words "Casse La Rime".
Pot et échange autour de tout cela...