société, société, tu t'laisses aller

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Y'en a qu'aiment pas qu'on dise c'qui est...
Ca va sans doute aller vers un boycott pourquoi pas ?


La fraise espagnole d'Andalousie se rebiffe et des écologistes subissent des pressions


Le film sur le parcours de la fraise andalouse hors saison et gorgée de pesticides diffusé sur France 5 au mois de mai, fait des victimes collatérales. Sous la pression du gouvernement espagnol qui a informé la chaîne de son intention de porter plainte, les rares habitants de la région de Huelva qui ont accepté de témoigner devant la caméra sont menacés, par courriers et téléphone. C’est notamment le cas de Juan-Francisco, le militant de l’association « Ecologistas en accion » qui a eu le courage de nous montrer les lieux où les bidons de produits phytosanitaires dangereux et, pour certains, interdits, sont abandonnés avec les monceaux de plastique des serres et des cultures. Au risque de polluer encore plus les rivières et les nappes phréatiques déjà atteintes par l’infiltration des « nettoyeurs de sol » comme la chloropicrine, produit qui entrait dans la composition des gaz de combat (guerre de 14 et Irak contre les Kurdes). C’est Juan-Francisco, avec un autre militant, qui nous a guidé vers les captages d’eau illégaux qui assèchent la seule rivière menant au parc national de Doñana ainsi que sur les champs de fraises installés illégalement sur ce qui reste de la forêt régionale.

Pour son malheur, Juan-Francisco habite et travaille depuis 27 ans dans un garage de Bonarès, au beau milieu des 5000 hectares de cultures de la fraise industrielle brevetée en Californie. Depuis la diffusion du film, il reçoit soit des menaces par téléphone, soit des menaces physiques ; et son patron subit des pressions pour le licencier car ses principaux clients sont des agriculteurs de la fraise. Ces menaces émanant des agro-industriels de la fraise avaient déjà amenés le WWF-Espagne à refuser de nous aider à la suite de l’enquête qui avait été menée par le WWF-France et relayée il y a deux ans par Politis : ils avaient été priés de ne plus intervenir au sujet de la fraise par le ministère de l’agriculture espagnol.

Les menaces actuelles émanent de deux groupes de pression. D’abord les agro-agriculteurs de la fraise hors sol qui voient déjà diminuer les ventes à l’exportation de leur fruits et s’inquiètent pour une fraise qu’ils ont commencé à produire au Maroc pour profiter d’une main d’oeuvre encore moins chère que celle qu’ils exploitent à 5, 30 euros de l’heure; et ensuite les obtenteurs californiens qui, leur fraise industrielle étant brevetée, touchent une redevance pour chaque plant de fraisier utilisé. Un rente extraordinaire qu’ils espéraient imposer prochainement dans le sud de la France où des agriculteurs de la fraise franchissent déjà les Pyrénées pour acheter en Espagne les produits de traitement qui sont interdits en France. Pour la garriguette hors saison, par exemple...

Le ministère de l’Agriculture espagnol et les « agriculteurs » andalous voient plus loin : ils estiment que la contestation de leurs pratiques risquent de bientôt mettre en accusation les tomates, les poivrons, les aubergines, les asperges et la plupart des légumes et fruits hors saison produits hors sol et avec recours massifs aux pesticides qui sont exportés en France à travers la plate-forme commerciale privée de Saint Charles à Perpignan. C’est là que transitent chaque année plus de 400 000 camions chargés de denrées qui ne font l’objet que de contrôle sanitaire de routine dont les résultats ne sont communiqués...qu’aux producteurs ; le représentant sur place du ministère de l’Agriculture n’a pas le droit de les consulter. De toutes façons, les fraises et le reste ne séjournant que quelques heures sur le marché privé de Perpignan, quand les analyses sont connues, les cargaisons sont déjà reparties vers les grandes surfaces qui constituent les principaux clients de ces fruits et légumes suspects et dévoreurs de CO2.

La pression des centrales d’achat des grandes surfaces sur les prix, leur besoin de maintenir le maximum d’opacité sur leurs marges sont telles qu’il est à craindre que de plus en plus de maraîchers industriels français se convertissent rapidement aux méthodes et produits hors saison et cultivés hors sol avec un apport grandissant de produits chimiques. C’est d’ailleurs dans ce secteur que la « consommation » de pesticides, en dépit des promesses du Grenelle de l’Environnement, a enregistré depuis deux ans la plus grande augmentation de ces dernières années.

La leçon de cette affaire est claire : au delà de la responsabilité des agriculteurs et des industriels de la chimie, il y a la demande de plus en plus contraignante des grandes surfaces pour des produits hors saison et moins cher. Avec la bénédiction du gouvernement français prêt à laisser les consommateurs prendre tous les risques pour « afficher » de soi-disant baisse de prix...Elles ont contribué à l'"invention" de cette fraise, si l'on peut appeler "fraise" cette chose croquante, polluée et sans goût. Ce qui peut s'appliquer à une partie des fruits et légumes en provenance d'Andalousie.

Au consommateur, aussi, de se détourner de ce genre de produits dont il a été vendu 80 000 tonnes en France en 2008. Une partie finissant leur parcours de 2000 kilomètres dans de "délicieuses" confitures...


-------------------------
Sylvie Cardona
Chargée de mission
AVES FRANCE
Bureau local Nièvre
06.28.08.23.46
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Message par mister jack »

Même les actionnaires du groupe carrefour tombent malades avec leurs produits. Ou va –t-on ?

La révolte du petit actionnaire de carrefour qui a eu la chiasse http://www.liberation.fr/brut-de-net/06 ... ctionnaire
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sur la grippe et le groupe Baxter :

http://www.dailymotion.com/swf/xaoqcj
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L'ASSURANCE MALADIE
50 secondes de lecture à couper le souffle


Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore de nous faire payer...

a) Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro,
b) Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ...
c) Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste ...
d) Pour tout traitement de plus de 91 euros, nous en sommes de 18 euros de notre poche,
e) Taxe de 0,50c sur les boites
f) etc.......

Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.

Or, savez-vous que :

a) Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n'est pas reversée. 7.8 milliards
b) Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée. 3.5 milliards
c) Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1.6 milliards
d) La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1,2 milliards
e) La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée. 2.0 milliards
f) Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2.1 milliards
g) Retard de paiement par les entreprises 1.9 milliards

En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros.

Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent. Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.

Faites circuler ce message. A force de tourner, il arrivera peut-être un jour sur le bureau d'une tête pensante censée passer son temps à gérer l'argent des contribuables.

Si les pouvoirs publics étaient vraiment convaincus qu'il nous faut consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits !

Cordialement.

Evelyne DUBIN
Secrétaire Générale Adjointe au Directeur Général
INDL (Institut National du Développement Local)
avenue Michel Serres BP 32 - 47901 AGEN Cedex 9
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Re: textes & diatribes écologistes

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Critique
"Food, Inc." : les meilleures recettes de la malbouffe
LE MONDE | 01.12.09 | 16h08 • Mis à jour le 02.12.09 | 08h40

On connaît les dérives des fast-food, dont certains films nous ont déjà dénoncé les coulisses et les effets néfastes. C'est en équipe avec le journaliste d'investigation Eric Schlosser, auteur d'un livre adapté au cinéma par Richard Linklater (Fast Food Nation) que Robert Kenner nous livre cette enquête sur les lobbies agroalimentaires américains. Ce qui est mis à jour dans ce documentaire passionnant est l'influence de l'essor du fast-food sur toute l'industrie de l'alimentation. Une réalité, disent les auteurs, que l'on "nous cache délibérément".

C'est dans les années 1930 que les frères McDonald ont fait fortune en inventant un système leur permettant de réduire les coûts, moins payer des employés faciles à remplacer, et raccourcir les menus. Révolutionnaire, le concept du restaurant à la chaîne est bâti sur la répétition du même geste à l'infini. Depuis, cette méthode est d'autant plus appliquée à grande échelle que McDonald's (qui veut que ses hamburgers aient le même goût partout) est le plus gros acheteur de viande hachée et de pommes de terre des Etats-Unis. McDonald's n'a pas changé la manière uniforme dont les citoyens calment leur faim, il a changé la façon dont on produit le steak.

Contrairement à ce que continuent d'afficher les étiquettes des produits vendus dans les supermarchés (images pastorales), il n'y a quasiment plus de fermes. Les tomates sont cueillies vertes et mûries à l'éthylène. Quatre leaders contrôlent le marché. Tyson est le magnat de la viande. Intensivement, dans l'obscurité et la fiente, il ne produit plus des poulets mais de la nourriture : les volailles sont artificiellement gavées de façon à générer plus de "blanc", elles s'effondrent parfois, incapables de supporter leur poids. "Si l'on peut élever un poulet en 49 jours, pourquoi attendre trois mois ?" dit un éleveur. Les élevages sont interdits de visite.

La diversité des marques est un leurre. Les produits viennent tous du même endroit. Et initiés dans l'Iowa, gigantesque champ de maïs. 30 % des cultures américaines sont des champs de maïs. Leurs producteurs sont subventionnés par l'Etat. 90 % des produits d'un supermarché contiennent du maïs ou du soja (ou les deux) : Ketchup, Coca, sauces de salades, piles, beurre de cacahuètes, confitures... Ingrédient providentiel, dopé aux engrais et pesticides, le maïs permet d'élaborer une nourriture qui ne rassit pas au réfrigérateur. Il engraisse bêtes et poissons. Les vaches ne sont pas faites pour manger du maïs mais de l'herbe ? Oui, mais le maïs est économique, et gonfle les chairs.

Pire : aux abattoirs, le purin se mêle à la viande. Un expert en nutrition des ruminants a trouvé une dangereuse bactérie dans les panses, l'E.Coli, qui provoque des empoisonnements alimentaires. Un enfant en est mort. Alerte ? Vous rêvez ! Il y a des intérêts en jeu. Les lobbies de la viande empêchent qu'un département puisse fermer une usine contaminée. La rentabilité prime. On a calculé que si, durant cinq jours, on remplaçait le maïs des troupeaux par de l'herbe, les bovins élimineraient 80 % de ces bactéries de leurs intestins. Dans les usines, les industries préfèrent traiter ces microbes, nettoyer les hamburgers, par l'ammoniaque.

Un Américain sur trois né après 2000 a toutes les chances d'être atteint de diabète. Ferments d'obésité, cultures de base du pays, blé, maïs et soja sont subventionnés. Quiconque ose semer des graines engrangées du surplus de l'année précédente plutôt que d'en acheter aux firmes "officielles" est poursuivi pour violation de brevet. La firme Monsanto, qui détient le monopole, paye 75 détectives privés pour traquer les rebelles. Cette firme a entretenu des liens étroits avec les administrations Clinton et Bush. Le gouvernement est contrôlé par les industries qu'il est censé réguler. Sous Bush, par exemple, le chef de cabinet du ministère de l'agriculture était aussi l'ancien responsable du lobby de l'industrie bovine à Washington. Témoignages, reportages, chiffres astronomiques : 32 000 porcs tués chaque jour dans les abattoirs de Smithfield, en Caroline du Nord, 70 % des produits alimentaires américains contiennent des ingrédients génétiquement modifiés.

Ces horreurs ne se passent-elles qu'aux Etats-Unis ? Est-on protégé en France de ces excès ? Souhaitons que ce film salubre relance chez nous les débats (suivis d'effets) sur les boues d'épandage, les fruits et légumes contaminés par des pesticides interdits par l'UE, pollution chimique des rivières induisant l'interdiction de la pêche...
Film documentaire américain de Robert Kenner. (1 h 34)

Jean-Luc Douin
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Re: textes & diatribes écologistes

Message par mister jack »

06/01/2010
LE CONSEIL D'ÉTAT AUTORISE LE GERS À SE DÉCLARER OPPOSÉ AUX OGM


eco-terre. Depuis hier 4 janvier, il a enfin son mot à dire. Le citoyen consommateur était jusqu'alors tout juste bon à subir le voisinage ou à avaler les OGM que le gouvernement choisissait d'autoriser ou pas.

C'est un «bouclier environnemental», se sont réjouis hier mardi au téléphone le président (PS) du Conseil général du Gers, Philippe Martin et l'Attila de organismes génétiquement modifiés, José Bové.

La plus haute juridiction du pays, le Conseil d'État vient en effet de décider que le département du Gers était parfaitement fondé à «se déclarer opposé à tous essais privés ou publics, à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en plein champ» sur son territoire. Qu'il est aussi fondé à «émettre le souhait» que les maires de son ressort prennent tous les arrêtés possibles contre ces cultures et à leur venir en aide en cas d' «éventuels contentieux».

Le Conseil d'État ne tranche juridiquement pas la question des OGM. Il autorise le département du Gers qui s'y est le premier opposé, et donc éventuellement tous les départements de France, leurs communes et par conséquent tous les Français à mener la bataille politique.
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Message par mister jack »

Descente policière à Terre du Ciel

Après le Moulin des Vallées à la fin de l'année 2009, le centre de Chardenoux (Terre du Ciel) en Saône-et-Loire vient de subir un assaut policier. Aucune justification à cette descente n'a été donnée aux intéressés qui pensent que la lutte antisectes est la raison principale de leur situation. En attente d'éclaircissements, ils sont à ce jour incapables de poursuivre leur activité à la suite de la perquisition

Nous utilisons ce lieu depuis plusieurs années pour coorgansier l’éco festival qui aura lieu cette année le samedi 19 juin et dimanche 20 juin et nous n’avons bien entendu constaté aucune anomalie de fonctionnement sinon nous aurions arrêté toute collaboration. Nous avons suffisamment de « mécréants » parmi nous, qui auraient réagis à la moindre dérive, on peut leur faire confiance. Ils se reconnaîtront….

Voici dans son intégralité le communiqué de presse de Terre du Ciel du 19 janvier. Merci de faire suivre un maximum. Peut être que la diffusion de l’info les aidera à récupérer leur matériel pour travailler, c’est un minimum qu’on peut espérer obtenir rapidement.

Odile GALAN





Jeudi 7 janvier à 8h45, 3 voitures déboulaient à toute allure dans la cour d’honneur du Domaine, avant de repartir vers les bureaux.

À 9h précise, une vingtaine d’hommes intimaient au personnel l’ordre de ne plus toucher à rien – ni papier, ni ordinateur, ni téléphone – tandis que 2 fourgons bleus de la gendarmerie se positionnaient devant les 2 entrées du Domaine, et qu’en descendaient des hommes armés, en treillis d’opération militaire : défense d’entrer et de sortir. C’était une perquisition.

Il y avait là des hommes et femmes de la brigade de recherche, brigade financière, Urssaf, inspection du travail – avec un spécialiste de l’informatique et – ce qu’on découvrira à la fin - un médiateur psychologue.

L’ambiance fut celle d’une véritable opération militaire qui mit tout le monde en situation d’hors-la-loi et créa une ambiance de culpabilité traumatisant l’ensemble du personnel pour plusieurs jours.

La perquisition dura de 9h à 18h sans interruption. La moindre pièce et le moindre placard furent visités et fouillés. Des cartons de dossiers furent mis sous scellés et emportés, tous les ordinateurs – (sauf un sauvé in extremis) – soit 16 appareils – furent débranchés et emportés, ainsi que le serveur central, les sauvegardes, les disques durs annexes et tous les logiciels.

Chaque membre du personnel était en permanence encadré de 3 personnes et harcelé de questions ou de remarques ironiques :
- Est-ce qu’on vous oblige à porter un uniforme ?
- Est-ce qu’on vous oblige à faire de la gymnastique ?
- Les repas sont-ils végétariens ? Sont-ils bons ?
- D’où viennent les stagiaires ?

À l’évidence, les gendarmes avaient une idée bien précise derrière la tête : nous n’étions pas une entreprise classique et il y avait un « big boss » tout puissant sur les corps et les esprits.

Quelques incidents cependant ébranlèrent leur conviction :
- dans la bibliothèque, il y avait des livres sur toutes les traditions et sur tous les sujets. Cela les étonna.
- ils trouvèrent chez le gérant 2 petites salles de méditation : « Oui, car mon mari et moi, nous ne suivons pas la même voie ». Le gendarme resta très perplexe sur cette réponse. Cela ne cadrait pas avec le monolithisme culturel et intellectuel supposé du lieu.

Les années précédentes, nous avions déjà eu 2 contrôles fiscaux, 2 contrôles URSSAF et une visite de l’inspection du travail. C’étaient des contrôles « civilisés » où l’on se quittait sur une poignée de mains. Ce fut, cette fois, une opération militaire.

Pourquoi cette différence ? La nature des questions posées et des remarques rend la réponse très claire : les contrôles précédents concernaient une entreprise. Cette fois, il s’agissait d’une « secte », le grand satan de la société actuelle. Les gendarmes ont cherché partout de la drogue, ouvrant et reniflant tous nos flacons de pilules ayurvédiques et d’huiles essentielles, ils ont cherché des virements à l’étranger citant l’Inde à plusieurs reprises, peut-être ont-ils aussi cherché des armes ?

Je crois qu’ils ont été impressionnés par le calme et la dignité de l’ensemble du personnel. Leur psychologue, censé travailler sur ceux qui « pètent les plombs » dans une telle situation, n’a pas eu à intervenir. Tous ses collègues le blaguèrent à ce sujet à la fin de la visite.

On peut penser qu’une telle opération militaire est parfois nécessaire. L’était-elle en ce qui nous concerne ? Ce présupposé manifeste de « secte dangereuse » est-il justifié par les faits ? Pourrait-on alors comprendre l’amitié et la collaboration régulière de tant de personnalités du monde de la culture, des sciences et des arts ? Peut-on comprendre le partenariat officiel que nous accorde la NEF, fondateur de la future « banque éthique européenne » ? Peut-on comprendre l’amitié profonde qui nous lie à de si nombreux religieux de tous bords : catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, bouddhistes, hindouistes et autres ? Terre du Ciel est au contraire bien connu pour sa large ouverture, son désintéressement et son haut niveau d’exigence en terme de qualité de programmes.

L’un des hommes de la perquisition sauva peut-être l’honneur du groupe. S’adressant à Evelyne : « Je regrette, Madame, d’avoir à faire mon travail dans de telles circonstances ».

Un fait demeure : la gendarmerie a emporté tous les ordinateurs, tous les fichiers, tous les carnets d’adresses, beaucoup de dossiers en cours, et beaucoup d’argent provenant du règlement des stages et des abonnements aux revues, et en instance de partir à la banque. Nous sommes pratiquement dans l’impossibilité de continuer à travailler. Nos programmes d’été doivent être bouclés dans un mois. Si ce n’est pas fait nous frôlons la catastrophe, et aujourd’hui nous ne pouvons rien faire. Aucune date ne nous a été donnée pour la restitution du matériel : « l’enquête prime ». Une requête en restitution a été introduite auprès du procureur et nous sommes dans l’attente d’une suite. Nous avons proposé que tous les fichiers soient copiés et sommes prêts à collaborer avec la justice sur ce point.

Je pose la question : l’État français peut-il tuer légalement une entreprise et mettre au chômage 18 salariés avant que celle-ci ne soit jugée ? Est-ce cela l’État républicain, démocratique et laïque dont on nous demande d’être fier ? Est-ce cela la justice de notre pays ? Un état, qui se dit de droit, peut-il bafouer délibérément la présomption d’innocence ?

J’en appelle à l’opinion publique.

Chardenoux, le 19/01/2010
Alain Chevillat
Gérant

A suivre sur http://www.terre-du-ciel.fr
contact : alain.chevillat@terre-du-ciel.fr
Avocat : Maitre Hincker - Strasbourg
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Re: société, société, tu t'laisses aller

Message par Flo »

Nos enfants nous accuseront

Pour que ce film sorte en salle (film qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides), il faut qu'un maximum de personnes regarde la bande-annonce dans les 3 jours à venir.
Faites passer, même si vous ne le visionnez pas complètement, c'est le nombre de visites dans les 3 jours qui fera le poids... bien sûr, le voir est encore mieux. :D

http://nosenfantsnousaccuseront-lefilm. ... nonce.html
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Re: textes & diatribes écologistes

Message par Flo »

Encore quelques infos pour les consommateurs avertis que vous êtes en passe de devenir.
Bon appétit tout de même !

LES FAUX PRODUITS DU TERROIR (source Ministère de l'agriculture)

Les champignons de Paris
De Paris, ils n'ont que le nom. Pire: 88% d'entre eux viennent de l'étranger les rayons des supermarchés regorgeant le plus souvent de champignons des États-Unis, de Chine ou des Pays-Bas, les trois principaux pays producteurs.
En France, s'ils ont pendant longtemps été élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu'à Saumur. La ville dans le Maine-et-Loire regroupe 70% de la production nationale. ( 12% du total consommé)

La charcuterie corse
Elle est présentée comme un des plus purs produits du terroir français. Et pourtant : la charcuterie corse ne dispose d'aucune "Appellation d'origine contrôlée". Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d'ailleurs à plus de 90%. Ainsi, par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions "produit de l'Ile de Beauté" sur les étiquettes, le saucisson d'âne est importé d'Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses provenant de chine.

Le jambon d'Aoste
C'est l'un des jambons les plus consommés de France, mais ce dernier n'a rien à voir avec la charcuterie de la ville italienne d'Aoste.
Ce produit est en fait fabriqué en France à partir de carcasses chinoises et américaines, dans une commune du même nom mais située en... Isère!
Et contrairement à son homologue transalpin, qui est un jambon cru, il s'agit d'un jambon mi-cuit. Le subterfuge a fonctionné pendant des années puisque la marque déposée "Jambon d'Aoste" a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie.
Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment (2008) l'utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l'ambigüité cesse. La marque a depuis été renommée "Jambon Aoste".

L'A.O.C de Bretagne
Présentée comme de purs produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d'une "Appellation d'origine contrôlée" qui n'oblige les fabricants qu'à une seule chose : posséder au moins un lieu d'emballage ou de transformation en Bretagne.
Le consommateur trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82 % des matières premières proviennent du monde entier. Ainsi, les carcasses de porcs, proviennent souvent de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande , importé d'Argentine et du Vietnam, et les boyaux d'andouilles importés pour la plupart de Corée. L'andouille dite de Vire, et autres charcuteries "De Bretagne", rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons, comme le beurre et la pâtisserie, dont 73% provient de la communauté Européenne et d'Asie.

La moutarde de Dijon
Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de l'eau, du sel et des graines du... Canada! Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon.
Une explication à cette bizarrerie : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique agricole commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l'Union européenne. Résultat : 90% de la matière première utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.

Le couteau Laguiole
L'abeille, la lame fine légèrement relevée, la croix sur le manche... Beaucoup croient que ces symboles apposés sur les couteaux de Laguiole sont des signes d'authenticité. Erreur ! Malgré leur charme et leur beauté, elles n'attestent ni de l'origine du couteau ni de sa qualité de la fabrication. Parce que la marque du plus célèbre des couteaux français n'a jamais été déposée, Laguiole est depuis plus d'un siècle l'objet de contrefaçons en France et à l'étranger, 80% des couteaux proviennent de Chine et du Pakistan.
Résultat : moins de 10% des Laguioles sont fabriqués dans le bourg aveyronnais !

Le savon de Marseille
Avec le pastis et la lavande, c'est l'autre symbole de la Provence. Seul hic, les savons estampillés "savon de Marseille" ne sont pas fabriqués dans le Sud-est. Car si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-âge, l'appellation n'est pas protégée. Résultat : les plus gros fabricants sont aujourd'hui Chinois et Turcs !
Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon, notamment l'huile de palme, proviennent de l'étranger, les savons passant à Marseille uniquement pour être parfumés et emballés.

Le melon charentais
C'est l'emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture. Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charente ne possède pas d'AOC. Résultat : 80 % des melons charentais que l'on trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac mais d'Espagne, du Maroc des Caraïbes, de Chine et du Sénégal...

Le camembert
Emblème de la gastronomie française, le camembert de Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des supermarchés. Une explication à ce phénomène : tombé dans le domaine public, le nom "camembert" peut être utilisé par n'importe quel producteur de n'importe quel pays. Et malgré une AOC "Camembert de Normandie", qui existe depuis 1983, de nombreux fabricants utilisent le terme très proche de "Camembert fabriqué en Normandie"
Les différences : du lait pasteurisé au lieu du lait cru, un affinage raccourci et une fabrication qui n'est soumise à aucune règle. Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près on découvre que leur appellation est douteuse.
Matières premières importées de l'étranger, (30 %du lait vient de Chine, 50 % de toute l'Europe). Étiquetage souvent mensonger, additifs non précisés fabrication hors des limites de la région ou seuls existent de vagues bureaux de courtiers.

L'huile d'olive
Rare et chère, l'huile d'olive française est certainement le produit qui compte le plus d'étiquetages frauduleux. En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient "conformes" à la règlementation, certaines bouteilles contenant jusqu'à 50% d'huile de tournesol ou présentant une fausse indication d'origine ou de variété d'olive.
Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations d'origine protégée et une AOC "Huile de Provence", de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non-reconnues comme "huile de Provence-Côte d'Azur". Sans parler de l'une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l'huile d'olive par l'huile de grignons d'olive, un résidu de la pâte d'olives difficile à détecter pour le simple amateur.
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Re: société, société, tu t'laisses aller

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un article du Point sur les technocrates qui nous imposent réformes, libéralisation et récession...
Ca mérite vraiment la lecture :

HAUTS FONCTIONNAIRES - Les retraites en or de l'Europe
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