Vladimir VELICKOVIC
Publié : 21 nov. 2006 12:51
Vladimir Velickovic
vladimirvelickovic.com

peintures et dessins
Vladimir Velickovic est né à Belgrade (Yougoslavie) en 1935. Diplômé de l’école d’architecture de Belgrade en 1960, il s’oriente vers la peinture et réalise sa première exposition personnelle en 1963. Il obtient en 1965 le prix de la Biennale de Paris, ville où s’installe l’année suivante et où il vit et travaille aujourd’hui encore. Il est révélé dès 1967 par une exposition à la galerie du Dragon et apparaît aussitôt comme un des artistes les plus importants du mouvement de la Figuration narrative.
Témoin, dans son enfance, des atrocités commises par les nazis en Yougoslavie, il a été marqué pour la vie, et il a voué sa peinture à la représentation du corps. Déchiré, mutilé, secoué par des douleurs atroces, voué à d’épuisantes courses sans issue, éventuellement métamorphosé en chien ou en rat, le corps de l’homme est un champ d’investigation inépuisable pour Velickovic.
La découverte des tableaux de ce peintre à la renommée internationale est troublante : paysages désolés, horizons bouchés, visions de guerre et de carnage, gibets, pendus, crochets, rats, rapaces, chiens aux muscles bandés forment un univers macabre et agressif, où les représentations du monde et du corps humain sont autant d’illustrations des souffrances possibles.
Vladimir Velickovic a réalisé de nombreuses expositions personnelles à travers l’Europe et reçu de prestigieux prix pour le dessin, la peinture et la gravure.
Il est chef d’atelier à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris depuis 1983. Vladimir Velickovic rejoindra à l’Académie des Beaux-Arts ses confrères de la section de peinture : Georges Mathieu, Arnaud d’Hauterives, Pierre Carron, Chu Teh-Chun, Guy de Rougemont, Yves Millecamps, Jean Cortot et Zao Wou-Ki.

Au début des années soixante, Vladimir Velickovic détermine les thèmes qui figureront de manière permanente dans son oeuvre. Il peint des hommes ou des animaux (le plus souvent des rats ou des chiens) dont les corps sont confrontés à des situations dramatiques et terrorisantes. Il exprime ces tensions, ces sentiments de desespoir et ces malaises physiques au moyen d'une surcharge des traits ou de la matière. Il utilise principalement le noir, le gris et le blanc ponctués de rouge-sang. Depuis 1972, il réalise des séries de peintures et de dessins inspirés des photographies d'Eadweard Muybridge (série des Descentes, 1989-1991 et des Crochets, 1983-1991). Il "tente avant tout de laisser une cicatrice" dans la mémoire du spectateur du tableau.
"Petit dictionnaire des artistes contemporains" de Pascale Le Thorel-Daviot - 1996
vladimirvelickovic.com

peintures et dessins
Vladimir Velickovic est né à Belgrade (Yougoslavie) en 1935. Diplômé de l’école d’architecture de Belgrade en 1960, il s’oriente vers la peinture et réalise sa première exposition personnelle en 1963. Il obtient en 1965 le prix de la Biennale de Paris, ville où s’installe l’année suivante et où il vit et travaille aujourd’hui encore. Il est révélé dès 1967 par une exposition à la galerie du Dragon et apparaît aussitôt comme un des artistes les plus importants du mouvement de la Figuration narrative.
Témoin, dans son enfance, des atrocités commises par les nazis en Yougoslavie, il a été marqué pour la vie, et il a voué sa peinture à la représentation du corps. Déchiré, mutilé, secoué par des douleurs atroces, voué à d’épuisantes courses sans issue, éventuellement métamorphosé en chien ou en rat, le corps de l’homme est un champ d’investigation inépuisable pour Velickovic.
La découverte des tableaux de ce peintre à la renommée internationale est troublante : paysages désolés, horizons bouchés, visions de guerre et de carnage, gibets, pendus, crochets, rats, rapaces, chiens aux muscles bandés forment un univers macabre et agressif, où les représentations du monde et du corps humain sont autant d’illustrations des souffrances possibles.
Vladimir Velickovic a réalisé de nombreuses expositions personnelles à travers l’Europe et reçu de prestigieux prix pour le dessin, la peinture et la gravure.
Il est chef d’atelier à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris depuis 1983. Vladimir Velickovic rejoindra à l’Académie des Beaux-Arts ses confrères de la section de peinture : Georges Mathieu, Arnaud d’Hauterives, Pierre Carron, Chu Teh-Chun, Guy de Rougemont, Yves Millecamps, Jean Cortot et Zao Wou-Ki.

Au début des années soixante, Vladimir Velickovic détermine les thèmes qui figureront de manière permanente dans son oeuvre. Il peint des hommes ou des animaux (le plus souvent des rats ou des chiens) dont les corps sont confrontés à des situations dramatiques et terrorisantes. Il exprime ces tensions, ces sentiments de desespoir et ces malaises physiques au moyen d'une surcharge des traits ou de la matière. Il utilise principalement le noir, le gris et le blanc ponctués de rouge-sang. Depuis 1972, il réalise des séries de peintures et de dessins inspirés des photographies d'Eadweard Muybridge (série des Descentes, 1989-1991 et des Crochets, 1983-1991). Il "tente avant tout de laisser une cicatrice" dans la mémoire du spectateur du tableau.
"Petit dictionnaire des artistes contemporains" de Pascale Le Thorel-Daviot - 1996














