samedi 12 janvier 21 h
à l'avant scène
42 cours de l'yser 33800 bordeaux
05 57 87 55 88
thomas dubois • trompette
jean rougier • contrebasse
didier lasserre • batterie
à propos du trio
disque
deux morceaux en écoute sur le site du petit label + divers liens
http://www.petitlabel.com/pl/disque.php ... free%20005
Presse
Citizen Jazz
à propos de "entendus avec l'âme"
"Pour qui aime le travail sur le son, la musique qui s’ébat en toute liberté, ce disque signé Didier Lasserre, Jean Rougier et Thomas Dubois est indispensable.
Le trio nous convie à une aventure où la confrontation des trois instruments nourrit un imaginaire fructueux. La musique prend son temps, se développe, se cambre, se détend, prolonge le plaisir, cherche, débouche sur une poésie de l’instant, à la fois sauvage et exigeante. Ce n’est pas pour rien qu’Entendus avec l’âme emprunte les titres de ses morceaux à l’œuvre d’Octavio Paz, Pasado en claro.
On connaît l’amour de Lasserre pour le travail sur les subtiles variations du son, la recherche permanente de la justesse du propos, loin des voies toutes tracées. Il a trouvé ici deux compagnons idéaux pour ce cheminement sans complaisance. Trois styles différents mais qui se complètent. D’un côté la trompette au lyrisme embué de Thomas Dubois, de l’autre la contrebasse protéiforme de Jean Rougier : associées à la batterie de Lasserre, elles forment un équipage qui nous invite à le suivre dans sa quête des possibles.
Chacune de ces trois pièces offre une vision différente d’un même paysage de silence et d’espace que vient emplir l’inspiration virevoltante des musiciens. La longue introduction à la contrebasse de « Cuerpo sin cuerpo » (Corps sans corps) nous installe dans l’ambiance. S’ensuit un échange entre les trois instruments qui tissent une improvisation riche, traversée d’images rêveuses. Puis c’est « Tiempo sin horas » (Temps sans heures), un magnifique duo trompette-contrebasse qui fait la part belle à une mélodie traînante, troublante et lumineuse à la fois, tels ces paysages d’été où les miroitements de l’air dus à la chaleur voilent notre perception du monde. En près d’un quart d’heure, « Raíces de tinta » (Racines d’encre) clôt le voyage : il perpétue l’aventure pendant laquelle l’auditeur s’est peu à peu enfoncé dans ce monde troublé où il doit fermer les yeux pour mieux se laisser porter par des sonorités inouïes. La contrebasse navigue entre pizzicato et jeu à l’archet, la batterie ponctue, souligne ou pousse à la découverte, pendant que la trompette furète sur le chemin qui se dessine au fur et à mesure. Comme l’écrivait Antonio Machado : « caminante, no hay camino, se hace camino al andar »…
voyageur,
il n’y a pas de chemin,
le chemin se fait en marchant."
par Julien Gros-Burdet // Publié le 19 mars 2012
http://www.citizenjazz.com/Didier-Lasse ... ugier.html
Jazz à Paris
par dolphy00
le 01/02/12
Un nouveau CD de Didier Lasserre enregistré en direct lors d'un concert. Il s'agit d'un trio avec Jean Rougier à la contrebasse et Thomas Dubois à la trompette.Trois pièces, assez différentes les unes des autres, avec des musiciens aux tropismes probablement tout aussi différents : une basse qui navigue aisément de la walking bass aux richesses polyphoniques des cordes frottées, une trompette certes à l'aise dans l'aventure sonore mais avant tout lyrique. Enfin une batterie toujours inventive, travaillant l'espace sonore avec exigence et sensibilité exacerbée. La première pièce, Cuerpo sin cuerpo*, est une sorte d'exposition des espaces esthétiques, des tensions entre basse et trompette d'une part, batterie de l'autre, avec des contrastes entre jeux jazzy et pures improvisations.La seconde, Tiempo sin horas*, est une surprise : exit la batterie (à moins que mes oreilles fatiguées ...) pour un duo basse - trompette à la fois aride et lyrique. Une intro à l'archet réussie, à la polyphonie travaillée et une trompette distillant un chant aux couleurs d'une Espagne imaginée.
Il faut attendre la troisième pièce, Raices de tinta*, la plus longue, pour que la convergence des tropismes opère pleinement. Une pièce délicate, traversée par le chant de la trompette, parsemées d'éclats, de rocailles de la batterie, sinuant sur un sentier mélodiste à la basse. Un espace poétique à la beauté trouble, délicate et sauvage, exigente, faisant penser à ces hautes terres où rien ne pousse, où peu s'aventurent, un espace de rareté qui curieusement apaise l'âme.
De nouveaux chaos granitiques dans cet espace qu'aiment arpenter Didier Lasserre et ses amis.
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* : Corps sans corps, Temps sans heures, Racines d'encre. Titres empruntés à Octavio Paz.
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid= ... d=23358907
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