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Re: sans droit, sans papiers, avec déportation

Publié : 13 févr. 2010 17:31
par Flo
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Appel de La Cimade

Pour les femmes étrangères, une violence peut en cacher une autre. Aux violences qu'elles peuvent subir en tant que femmes - dans leur pays d'origine, pendant leur exil ou en France - s'ajoute trop souvent la violence de l'administration française parce qu'elles sont étrangères. Ni une ni deux, mettons fin à cette double violence.

La Cimade lance une campagne pour obtenir une véritable protection des femmes étrangères et appelle chacun d'entre vous à y participer.

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Participez à la manifestation virtuelle pour mettre fin à la double violence. Du 10 février au 28 mars, nous interpellerons ensemble les élus locaux, les parlementaires et les pouvoirs publics sur les dysfonctionnements administratifs et l'absence de dispositifs législatifs spécifiques qui font obstacle à une réelle protection des femmes étrangères victimes de violences.

Inscrivez vous à la manifestation
Présentation générale de la campagne
Suivez la campagne sur twitter et facebook
Ni une ni deux, dans Le Monde, L'express

Re: sans droit, sans papiers, avec déportation

Publié : 14 févr. 2010 20:44
par Flo
soutien urgent pour Marcelline Kla & Emmanuel Paqueriaud

Ils s'étaient rencontrés il y a environ un an, elle Marcelline, Ivoirienne, lui Emmanuel Français.
Ils se sont aimés et ont décidé de faire vie commune. Ils se seraient bien mariés pour légaliser leur union.
Seulement le maire de la commune d'Emmanuel, démissionnant de son pouvoir de maire, voulait demander l'autorisation du procureur et Marcelline était sans-papiers !
Ils ont choisi de se cacher et ont continué à vivre ensemble, paralysés par la peur qui saisit tous les sans-papiers, sans se soucier du danger d'une politique qui interdit à deux êtres qui s'aiment de vivre ensemble.
Ce qui devait arriver arriva ; sur une probable dénonciation mercredi dernier 10 février la police s’est présentée au domicile du couple.
Marcelline a été emmenée au C.R.A., un de ces camps de concentration que Besson veut multiplier sur le territoire français. Marcelline attend maintenant à Saint Exupéry son expulsion pour la Côte d'Ivoire.

Allons nous sans rien dire laisser se dérouler cette triste histoire semblable à tant d'autres aujourd'hui dans la France de Sarkozy ?

Nous vous proposons donc ici de réagir, et d’écrire au plus vite au Ministère de la Honte et au Préfet de Saône et Loire pour leur demander de sursoir à la mesure d’expulsion.

Ecrivez votre propre courrier (courtois !) si vous choisissez cette solution. A défaut, nous vous proposons le modèle de lettre qui suit, sous le pointillé.

Dans ce dernier cas , vous faites un couper-coller de ce texte modèle dans votre messagerie, vous l’adaptez en fonction du destinataire, et vous l’envoyez :

- D’une part au ministre : eric.besson@iminidco.gouv.fr

- D’autre part, sous couvert de Madame la Secrétaire Générale de la Préfecture de Saône et Loire, à Monsieur le Préfet de Saône et Loire. (adresse : marie-francoise.lecaillon@saone-et-loire.pref.gouv.fr)

P.S. Pour terminer sur un ton plus gai Nous avons le plaisir de vous annoncer qu'un autre couple va s'unir à Chalon et nous invitons tout le réseau chalonnais à être présent à la mairie le samedi 27 février à 10h15 pour encourager ces amoureux.
________________________________________________________________

Identité & adresse expéditeur

A
Monsieur le Ministre de l’Immigration,
De l’Identité Nationale et du Co-développement

Ou

A Monsieur le Préfet de Saône et Loire
sous couvert de
Madame la Secrétaire Générale
de la Préfecture de Saône et Loire
Monsieur le Ministre / Monsieur le Préfet


Je vous demande par la présente lettre de bien vouloir faire en sorte que soit suspendue la mesure d’expulsion visant Mlle Marcelline Kla de nationalité Ivoirienne, actuellement retenue au CRA de Lyon St Exupéry, et que sa situation soit reconsidérée.

En effet, Mlle Marcelline Kla vit depuis un an avec M.Emmanuel Paqueriaud et ils ont tous les deux pour projet de se marier, comme l’attestent les démarches entreprises auprès de la Mairie de La Clayette, démarches qui les ont désignés d’ailleurs à l’attention de M. le Procureur de Mâcon.

Dans la requête que je vous adresse ici, je pars de l’idée simple que l’on n’a pas le droit moral, quelles que soient les lois d’immigration en vigueur, de séparer les gens qui s’aiment. Et je fais appel à votre humanité pour que soit données à ce couple toutes les chances de vivre ensemble dans la paix, dans notre pays.

Recevez, Monsieur le Préfet / Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments les plus respectueusement attentifs.

Signature

Re: sans droit, sans papiers, avec déportation

Publié : 07 mars 2010 00:18
par Flo
Journée Internationale des Femmes :
Exigeons une meilleure protection des femmes étrangères victimes de violences

Pour réaffirmer la nécessité de protéger les femmes étrangères victimes de violences,
la Cimade vous convie à l’inauguration d’un commissariat modèle

le lundi 8 mars à 13h00,
Place du Châtelet à Paris


En présence du ministre de la solidarité avec les femmes étrangères et du commissaire divisionnaire Beausourire
Cette inauguration fait suite à la diffusion des résultats d'un testing téléphonique réalisé auprès de 75 commissariats pour observer les conditions d'’accueil et de prise en charge des femmes étrangères victimes de violences. Il en résulte que dans plus d’un commissariat sur trois, une femme sans-papiers qui voudrait porter plainte contre des violences, risquerait l’'expulsion.
A la question de savoir si une femme sans papiers battue par son conjoint pouvait venir déposer plainte, 38% des commissariats ont indiqué qu’'elle serait interpellée, dont 5% qu’'elle ne pourrait même pas porter plainte. 12% des commissariats contactés ne pouvaient donner de réponse.

Re: sans droit, sans papiers, avec déportation

Publié : 11 mars 2010 03:36
par Flo
Cercle de silence
Samedi 13 Mars, 15 h
à Chalon-sur-Saône, Place de Beaune (face monoprix)

Continuons à refuser la politique de rafle et d’expulsions des sans-papiers :
Dénonçons la nouvelle réforme du Code d’Entrée et de Séjour des Etrangers Demandeurs d’Asile (CESEDA)
que prépare Besson la Honte !

Comme toutes les lois liberticides, le CESEDA doit être abrogé !

Re: sans droit, sans papiers, avec déportation

Publié : 22 mars 2010 17:26
par Flo
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Contre la déshumanisation continuons à faire tourner la pétition !!

Les mêmes causes pour les mêmes effets? Très lourdes peines "politiques" suite à l'incendie du centre de rétention de Vincennes


Appel pour un exceptionnel cercle de silence devant le camp du Mesnil-Amelot2 le 29 mars à 13h 30

La construction du nouveau centre de rétention (CRA) du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L’ouverture est prévue le 29 mars 2010. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France (voir l'article du Monde du 16 mars). Il s’ajoutera au premier CRA du Mesnil-Amelot, qui compte déjà 140 places.

L’entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d’industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire. C’est une première atteinte à la dignité des personnes.

Le futur centre de rétention (voir schema) comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 "unités de vie" de 40 places, disposées autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l’ensemble du camp. Des dizaines de caméras et des détecteurs de mouvements complètent ce dispositif carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l’Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d’un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d’audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d’exception éloignée de tout regard de la société civile.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c’était le cas au CRA de Vincennes avant l’incendie du 22 juin 2008). Comme l’a montré la situation de Vincennes, ce type d’univers déshumanisé favorise, encore plus qu’ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.
Un tel camp ne pourra fonctionner qu'au mépris du respect des droits et de la dignité des personnes qui vont y être enfermées.
Nous appelons les citoyens et les élus à se mobiliser et à venir se joindre à un cercle de silence exceptionnel qui se tiendra devant le nouveau centre du Mesnil-Amelot :
le 29 mars à 13h 30

Nous invitons tous les prochains cercles de silence à informer sur cette ouverture et à faire signer l'appel contre celle-ci : Signez la pétition

Pour trouver des éléments d'informations sur le camp voir le site.
Des indications (navettes mises en place, trajet) pour se rendre au Mesnil le 29 seront mises en place ici.
Les cercles de silence près de chez vous

Re: sans droit, sans papiers, avec déportation

Publié : 27 mars 2010 11:50
par Flo
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Parti-e-s le 10 février, après s’'être déplacé-e-s le 25 février devant l’'Assemblée nationale pour le débat sur la proposition de loi relative aux violences faites aux femmes, et le 8 mars dans le cadre de la journée des droits des femmes, les manifestant-e-s se trouveront virtuellement dans quelques jours devant leur mairie et Conseil régional.

Pour l’'accès aux droits sociaux des femmes étrangères victimes de violences

Nous vous informons que pour la 3ème action de la campagne, une couverture de survie a été envoyée aux élus locaux et pouvoirs publics pour dénoncer les difficultés d'accès aux hébergements d'urgence des femmes sans-papiers victimes de violences. Pour renforcer cette action, nous vous invitons à envoyer une lettre à votre mairie ou conseil régional.

S’'il existe des droits inhérents à toute personne, les femmes étrangères victimes de violences n’'en bénéficient pas. Et pourtant, comment fuir des violences si on ne peut pas se protéger, se défendre avec un avocat, devenir indépendante ? Dans la pratique, il s’'avère extrêmement difficile pour une femme sans papiers d'’accéder à l’'aide juridictionnelle, à l’'ouverture d’un compte bancaire, ou à un hébergement. Ces droits ne sont pourtant pas conditionnés à la présentation d’un titre de séjour.

Par exemple, une femme sans papiers qui décide de fuir une situation de violences ne trouve souvent d'’autre solution que de dormir dans les bus de nuit, les urgences des hôpitaux, les gares, ou même dans la rue. Sans titre de séjour, il est très difficile d’'obtenir une place d’'hébergement d’'urgence. Pourtant, légalement, la possession d’un titre de séjour ne conditionne pas l’'accès aux centres d’'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), aux hôtels sociaux ou aux foyers maternels.

La Cimade vous propose d’'envoyer une lettre ou un mail à votre maire ou au Président du Conseil régional afin de les interpeller sur le difficile accès aux droits sociaux des femmes étrangères victimes de violences et de les inviter à signer la charte d’'engagement (téléchargeable sur le site).

Il nous semble également urgent de développer des moyens financiers, humains et matériels pour que toutes les femmes étrangères victimes de violences puissent accéder à ces droits, et ce, qu'elle que soit leur situation administrative.

lettre type a écrit :Ville,
Date


Objet : Le difficile accès aux droits sociaux des femmes étrangères victimes de violences


Madame, Monsieur,


Par la présente, je tiens à vous informer des difficultés rencontrées par les femmes étrangères pour accéder à leurs droits sociaux. S’il existe des droits inhérents à toute personne, sans condition de nationalité et de séjour régulier, tels que la mise à l’abri dans un hébergement d’urgence suite à des violences, l’ouverture d’un compte bancaire, la possibilité de se faire représenter par un avocat, … dans la pratique, les femmes étrangères victimes de violences n’en bénéficient pas.

Certaines aides au logement sont conditionnées à un séjour régulier (tels que l’aide personnalisée au logement, l’allocation de logement familiale, ou de logement social), d’autres ne le sont pas. C’est le cas notamment de l’hébergement dans un centre d’urgence, les hôtels sociaux et les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). Les CHRS doivent accueillir toute personne quelle que soit sa situation administrative mais ne le font pas par manque de moyens. Pourtant, l’article L111-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles garantit, au titre de l’aide sociale, la prise en charge des frais d’hébergement des étrangers sans titre de séjour. Malheureusement, les femmes étrangères se sont que très rarement admises dans ces structures, ce qui les obligent alors à trouver des abris de fortune.

Je vous invite à signer la charte de la campagne « Ni une ni deux » afin d’améliorer la formation et l’information des acteurs sociaux qui accompagnent les femmes étrangères victimes de violences. En rejoignant les premiers signataires, vous participez ainsi activement à leur protection.

La Charte est disponible sur le site http://www.niunenideux.org. Vous pouvez la renvoyer à campagnefemmes@lacimade.org


En vous remerciant de l’attention que vous porterez à la situation spécifique des ces personnes, je vous prie de croire, Madame, monsieur, en l’expression de mes sincères salutations.
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Non à l'ouverture du centre de rétention du Mesnil Amelot
Appel pour un cercle de silence exceptionnel devant le camp le 29 mars à 13h30

La construction du nouveau centre de rétention (CRA) du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L'ouverture est prévue le 29 mars 2010. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France (voir l'article du Monde du 16 mars). Il s'ajoutera au premier CRA du Mesnil-Amelot, qui compte déjà 140 places.

L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire. C'est une première atteinte à la dignité des personnes.

Le futur centre de rétention (voir schéma) comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 "unités de vie" de 40 places, disposées autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras et de détecteurs de mouvements complètent ce dispositif carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.

Un tel camp ne pourra fonctionner qu'au mépris du respect des droits et de la dignité des personnes qui vont y être enfermées.

Nous nous opposons à l'ouverture du centre de rétention du Mesnil Amelot 2 et appelons les citoyens et les élus à se mobiliser et à venir se joindre à un cercle de silence exceptionnel qui se tiendra devant le nouveau centre:

le 29 mars à 13h30
Route départementale 401
Rue de Paris
77990 Mesnil-Amelot


RER B direction Aéroport Charles de Gaulle. Arrêt Terminal 1
Du terminal 1 il y aura un bus affrété par les associations qui fera des navettes de 12h à 16h
Sinon, bus lignes 701 et 702 (demander le village du Mesnil-Amelot)


Vous pouvez également rédiger un message de soutien aux retenus et aux expulsés, il sera intégré à une grande banderole lors de la manifestation du 29 mars

Liste des Associations : ADDE, Comede, Emmaüs France, Hors la Rue, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature

Re: sans droit, sans papiers, avec déportation

Publié : 09 avr. 2010 12:34
par Flo
Cercle de silence
Samedi 10 Avril, 15 h
à Chalon Sur Saône
Place de Beaune
(face monoprix)

Ensemble, faisons échouer par nos actes
les persécutions et les expulsions des exilés menées en notre nom par le pouvoir actuel
Dénonçons la nouvelle réforme du Code d’Entrée et de Séjour des Etrangers Demandeurs d’Asile (CESEDA)
Comme toutes les lois liberticides, le CESEDA doit être abrogé
Nous voulons une société fraternelle avec les exilés, une société de l’égalité des droits

Re: sans droit, sans papiers, avec déportation

Publié : 15 avr. 2010 13:40
par Flo
création d'un Collectif Chalonnais à la Marche des Sans Papiers


A Nice les 31 mai et 2 juin se tient un sommet pour commémorer le cinquantième anniversaire des indépendances des pays Africains.

Les Collectifs de sans papiers réunis dans le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers ont décidé de marcher de Paris à Nice pour réclamer la régularisation des sans papiers qui vivent et travaillent en France.

Beaucoup d’entre eux viennent en effet des pays africains qui ont gagné leur indépendance en 1960.

Malheureusement le colonialisme de la France, qui avait abondamment pillé leurs ressources, utilisé leurs peuples comme réservoir de main d’œuvre ou de chair à canon, a continué sous la forme de rapport néocoloniaux. Ces pays subissent de plein fouet les conséquences d'une économie mondiale en crise et du mode de développement des pays riches qui a accéléré le réchauffement climatique, entraînant dans les pays subsahariens une diminution des pluies des moussons, contraignant les paysans à fuir les campagnes, aller végéter dans les villes ou migrer vers l’Europe.

Alors que l'Europe se transforme en forteresse inaccessible pour les migrants, la politique du gouvernement français contribue à la dégradation des conditions de vie dans les pays d'Afrique. Trop souvent les gouvernements africains sont complices de cette politique : ainsi les accords de réadmission signés par plusieurs pays facilitent en Europe la chasse aux migrants et leur expulsion.



RESF 71 s'associe à cette marche qui passera dans notre département du 10 au 12 mai prochain et prend l’initiative d’appeller toutes les associations, organisations et individus concernés à soutenir et accueillir les marcheurs, notamment pour leur arrivée à Chalon prévue le 9 mai au soir.

C'est pourquoi nous vous proposons la création d'un collectif de soutien à la marche des sans papiers.

Une première réunion est prévue à cet effet le 20 avril à 19h à la Maison des Associations



Les organisations invitées sont les suivantes :
Attac – ASTI – ATD Quart Monde – Amoureux au Ban Public – CCFD - CFDT – CGT – CGT-FO - Chrétiens dans la Ville – CICFM - Cimade – Ci’T Décidé - Emmaüs – Frères des Hommes - FSU – GIP - Groupe Libertaire de Saône et Loire – LDH – NPA – Open Café - PCF – Peuples Solidaires - PG – PJJ - PS – Secours Catholique – Solidariterre -Sud – Unicités – UNSA – Les Verts

Re: sans droit, sans papiers, avec déportation

Publié : 21 avr. 2010 00:04
par Flo
Libération et régularisation immédiates de Patricia !!!

Patricia John, de nationalité libérienne, vit en France depuis 7 ans. A la suite de son divorce avec un français avec lequel elle a été mariée pendant plus de trois ans, Patricia a perdu son droit au séjour en France. Le 15 avril dernier, elle a été arrêtée et conduite au centre de rétention de Cornebarieu en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les prochains jours.

Depuis deux ans, Patricia a refait sa vie avec un français. Le couple était sur le point de déposer un dossier de mariage. Patronne d’un salon de coiffure très fréquenté à Castres depuis 3 ans, Patricia emploie actuellement une apprentie. Elle ne dispose plus d’aucune attache au Libéria, ses parents étant décédés et son unique sœur vivant en Angleterre.

Signataires de la pétition, nous nous indignons qu’un simple divorce suffise à entrainer une perte du droit au séjour et une expulsion du territoire français.

Nous demandons la libération et la régularisation immédiates de Patricia afin qu’elle puisse épouser l’homme qui partage son existence depuis deux ans et qu’elle poursuive sa vie familiale et professionnelle en France.


Signez la pétition !!!!


Urgent!!
Ecrivez au Préfet du Tarn pour demander la libération et la régularisation de Patricia et pour exprimer votre indignation!!!


Seul la Préfète du Tarn peut revenir sur cette expulsion programmée.
Fax Préfecture du Tarn : 05 63 45 60 20
Mel Mme la Préfète : marcelle.pierrot@tarn.pref.gouv.fr
Madame la Préfète,

J’ai l’honneur de vous interpeller sur la situation de Patricia John, ressortissante de nationalité libérienne, actuellement retenue au centre de rétention de Cornebarieu.

Mlle John vit en France depuis 7 ans. A la suite de son divorce avec un français avec lequel elle a été mariée pendant plus de trois ans, elle a perdu son droit au séjour en France.

Depuis deux ans, cette jeune femme a refait sa vie avec un français. Le couple était d’ailleurs sur le point de déposer un dossier de mariage. Patronne d’un salon de coiffure très fréquenté à Castres depuis 3 ans, Patricia emploie actuellement une apprentie. Elle ne dispose plus d’aucune attache au Libéria, ses parents étant décédés et son unique sœur vivant en Angleterre.

Au regard de ces éléments, je vous demande par conséquent de renoncer à l’éloignement de Mlle John, afin de lui permettre de poursuivre sa vie privée et familiale en France, conformément à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Re: sans droit, sans papiers, avec déportation

Publié : 06 mai 2010 22:04
par Flo
Accompagnons et accueillons la marche des sans-papiers pour l’égalité des droits entre Paris et Nice

- Arrivée à Chagny le 9 mai à 9h30 sur le parking d’Intermarché
- Départ de Rully le 9 mai à 13h30 de la Salle des Fêtes
- Arrivée à Champforgeuil le 9 mai autour de 16h30 environ
- Arrivée et accueil à Chalon au Centre Commercial du Stade le 9 mai à 17h30 environ
- Départ devant l’Hotel de Ville de Chalon le 10 mai à 8h

Ils travaillent ici, et donc ils cotisent ici ; ils étudient ici ; ou alors, ils y cherchent la paix et la vie normale après avoir fui la misère et la persécution dans leurs pays d’origine, ou encore ils viennent simplement retrouver les parents ou époux déjà en France. Et pourtant les sans-papiers n’ont aucun droit. Pire : ils sont les cibles d’une politique de stigmatisation qui va en s’aggravant depuis des années dans ce pays, aujourd'hui menée par un pouvoir qui cherche à jouer sur la peur de l’autre pour exister.

Comment est-il possible de supporter, dans les pays d’Europe soit-disant « démocratiques », dont le nôtre, que des milliers et des milliers d’hommes et de femmes se retrouvent ainsi privés de tout droit : au travail, à la santé, à l’éducation, à la vie de famille, etc … sous prétexte qu’ils n’ont « pas de papiers » ? Comment est-il possible de tolérer que l’actuelle politique migratoire de l’Etat Français foule à ce point les droits humains les plus fondamentaux ? Comment pouvons-nous tolérer que continuent les arrestations, les mises en prisons pour étrangers (joliment nommées « Centres de Rétention Administrative »), les expulsions claironnées à tout-va ?

Contre le déni de droit qui leur est imposé et pour la régularisation, plus de 6.000 travailleurs sans-papiers font déjà actuellement grève depuis plus de 6 mois en Région Parisienne.

Contre ce déni de droit et pour la régularisation également, une centaine de sans-papiers des coordinations de la Région Parisienne (s’auto-baptisant avec un clin d’œil « Le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers ») viennent d’entamer triomphalement le 1er mai une marche qu’ils entendent poursuivre jusqu’à Nice. Les 30 mai et 1er Juin se tient en effet dans cette ville un sommet Franco-Africain, et les marcheurs entendent aussi y dénoncer l’acquiescement de nombre de ces gouvernements à des politiques de pillage néo-colonial qui les poussent à la misère et au départ, ainsi que les accords de réadmission qui facilitent les expulsions vers les pays d’origine.

Nous vous invitons à soutenir cette marche, à l’accompagner lorsqu’elle traversera notre région.

Faisons 1, 2, 10, 30 km ou plus avec eux, à la mesure de nos moyens, mais soyons nombreux à montrer aux marcheurs sans-papiers que la régularisation de tous les sans-papiers et l’égalité des droits sont aussi notre cause.

Le Collectif Chalonnais de Soutien à la Marche des Sans-papiers
Amoureux au ban –Artisans du Monde – ASTI - ATD Quart Monde Chalon-sur-Saône– Attac – CCFD - CGT – CFDT – UNSA - Chalon Oxygène - Chrétiens dans la Ville – Cimade - Emmaüs – Et après pourquoi pas – FCPE - LDH - PCF - PS – RESF – Unicités - Les Verts-Europe Ecologie – Et toutes les personnes solidaires de cette juste cause.

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Cercle de silence
Samedi 8 Mai, 15 h
à Chalon Sur Saône
Place de Beaune
(face monoprix)

Ensemble, dénonçons les persécutions et les expulsions des exilés menées en notre nom par le pouvoir actuel,
Réjouissons nous que le TA de Lyon aie donné raison à Yacine Denfir
contre la Préfecture du Rhone qui voulait le faire expulser,

Informons les Chalonnais de l’arrivée de la marche des sans-papiers au centre commercial du Stade à 17h30 le 9 mai,

Comme les marcheurs, nous voulons l’égalité des droits !