La famille Mamikonyan/Hovhanisian est en grand danger d'expulsion sans délai.
Léna, Aramaïs, leurs enfants, Azatuhi, Anushik et la petite Miléna, née ici au mois de février, ont reçu notification, ce matin, au commissariat de Chalon, d'une OQTF sans délai de départ.
Des membres de Resf, de l'Asti, des professeurs du collège Robert Doisneau, un représentant de la FCPE, de simples citoyens ,étaient présents ce matin ; ils sont décidés à agir contre cette expulsion programmée, et vous appellent à intervenir auprés de la préfecture ( lettre, appel téléphonique)
pour demander de reconsidérer ce dossier, d'autant que de nouveaux témoignages viennent d'arriver d' Arménie, prouvant que la famille est toujours recherchée et en danger en cas de retour au pays.
Un recours au TA va être fait, une pétition en ligne va être déposée sur le site national RESF. On envisage aussi d'alerter la presse .
Mais une assignation à résidence est probable, de même qu'une mise en centre de rétention, le temps pour le nouveau préfet de Saône et Loire de préparer l'expulsion de cette famille.
Les OQTF de ce genre pleuvent en ce moment car les consignes sont d'arriver à expulser le maximum de déboutés .
Pour mémoire: cette famille est arrivée en France pendant l'été 2012, suite à de graves problèmes avec la mafia et la police du pays.Ils tenaient un commerce et se sont vus dépouiller, menacér de mort.
Les deux filles sont scolarisées en 5° au collège Doisneau: ce sont des modèles de réussite et d'intégration: très bons résultats scolaires, DELF A1, A2, l'une est déléguée de classe.
Les parents continuent d'apprendre le Français, ne demandent qu'à travailler, à s'intégrer.
Les renvoyer dans leur pays équivaut à leur faire courir à tous les plus graves dangers.
Expulser les deux filles de Robert Doisneau sera injustifiable pour leurs camarades de classe et complètement en opposition avec le programme scolaire d'éducation civique , qui prône les valeurs de lutte contre toutes les injustices, les discriminations, qui incite les jeunes à s'engager pour un monde plus accueillant et pacifique. Comment les parents de leurs camarades de classe vont-ils justifier auprés de leurs enfants cette expulsion???
Isabelle Hostachy Sylvie ANDRE
Adresse de la Préfecture:
Monsieur le Prefet de Saone et Loire
Service des Etrangers
196 rue de Strasbourg
71021 Mâcon Cedex 9
Mail :
courrier@saone-et-loire.gouv.fr
Et signer la pétition sur le site de RESF. >
http://www.educationsansfrontieres.org/ ... rubrique54
la suite >>>>>>>>>>>>>
Bonjour
Nous vous avons déjà saisi de l'expulsion que programme la Préfecture de S&L à l'encontre de la famille MAMIKONYAN de Chalon : Aramaïs, Lèna et leurs trois enfants Azatuhi, Anushik et Miléna.
Un recours a été déposé auprès du Tribunal Administratif de Dijon contre l'Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) qui les vise , en dépit du délai très court imposé par la loi (48h...). Ce recours est suspensif quant à l'expulsion, mais il n'empêche pas une assignation à résidence avec obligation de pointage tous les matins, pas plus qu'une mise en centre de rétention - enfants ou pas.
Nous nous devons de faire reconsidérer cette mesure d'expulsion par la préfecture, déjà en exprimant clairement notre volonté que la famille MAMIKONYAN reste ici :
- En continuant à écrire à Monsieur le Préfet et aux responsables de cette mesure d'expulsion, et plusieurs fois s'il le faut. Vous trouverez ci-dessous un canevas de lettre très exhaustif, dans lequel vous pourrez puiser à loisir.
Mails à utiliser :
* M. le Préfet de S&L :
gilbert.payet@saone-et-loire.gouv.fr.
* Mme la Secrétaire Générale de la Préfecture de S&L :
catherine.seguin@saone-et-loire.gouv.fr.
* Mme la Directrice des Libertés Publiques et de l'Environnement :
murielle.clatot@saone-et-loire.gouv.fr.
* Mme la Responsable du Bureau des Etrangers :
isabelle.regnier@saone-et-loire.gouv.fr.
Merci de ne pas oublier de faire suivre votre courrier - même s'il est déjà parti - à M.Sirugue, député à l'Assemblée Nationale, membre de la majorité, auquel nous allons demander d'intervenir.
csirugue@assemblee-nationale.fr
- En signant et en faisant signer autour de vous la pétition mise en ligne sur le site de RESF :
http://www.educationsansfrontieres.org/ ... ticle52463
Ensemble, faisons en sorte que Aramaïs, Léna et leurs enfants restent ! Pour nous, ils sont d'ici !
Resf-Chalon
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Voici donc une proposition de lettre.
Nous avons voulu que vous disposiez d'éléments solides pour écrire, c'est pourquoi ce canavas proposé est long. Vous l'adaptez à votre façon, vous en prenez ce qui vous semble utile et important, ou vous écrivez votre propre texte. L'important est de ne pas laisser faire !
Lettre au Préfet et à la Secrétaire Générale, copie à Mmes Clatot et Régnier.
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Monsieur le Préfet, Madame la Secrétaire Générale,
Le lundi 27 avril au matin, vous avez signifié à Madame Léna Hovhnnisyan, épouse Mamikonyan, une Obligation de Quitter le Territoire Français sans délai de départ. Ceci signifie la ferme volonté de votre part d’expulser toute la famille – les parents et trois enfants, dont un nourrisson - au plus vite. Un recours a été déposé contre cette décision devant le Tribunal administratif de Dijon. Mais par le présent message, je vous demande instamment de bien vouloir reconsidérer la décision que vous avez prise.
En effet :
Cette famille est arrivée en France à l’été 2012 après avoir dû fuir l’Arménie, suite à de graves problèmes avec la mafia et la police, à la spoliation de leur commerce, et à de graves menaces de mort ;
Que le dispositif d’asile Français ne leur ait pas reconnu le statut de réfugiés – et donc le bénéfice des avantages sociaux qui, outre un droit reconnu à rester en France, vont avec ce statut – ne saurait permettre de faire l’impasse sur les dangers qui attendent toute cette famille si elle se voit rapatriée de force ;
Ce dispositif d’asile est dans le cas présent gravement entaché par la mise en pratique des « procédures prioritaires » réservées aux exilés originaires des pays déclarés « sûrs » par l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides. L’Arménie fait partie de ces pays « sûrs », décrétés tels sur la base de vagues critères formels. Il y a là une atteinte grave au droit d'asile, qui débouche sur un pré-marquage des demandeurs, sur de graves atteintes à leurs droits (logement, droit au recours) et sur une « pré-sélection » inadmissible ;
L’Arménie n’a pourtant rien d’un pays « sûr » : la hiérarchie politique en place et la mafia s’y confondent dans les faits, avec une police et une justice aux ordres, le tout sous la houlette de l’oligarchie au pouvoir en Russie ;
Pour en revenir à cette famille, les deux filles aînées, Azatuhi et Anuschik, sont scolarisées en 5° au Collège Robert Doisneau de Chalon Sur Saône. Leurs résultats scolaires sont très bons, elles ont passé avec succès les DELF A1 et A2, l’une est déléguée de classe. Expulser ces deux élèves est un non sens, c’est une mesure injustifiable pour leurs camarades de classe, en opposition totale avec le programme scolaire d’éducation civique, qui prône les valeurs de lutte contre toutes les injustices et les discriminations, et qui incite les jeunes à s’engager pour un monde accueillant, solidaire et pacifique. Quant aux parents ils continuent d’apprendre le Français, et ne demandent qu’à travailler et à s’intégrer.
Pour toutes ces raisons, Monsieur le Préfet, Madame la Secrétaire Générale, je vous demande donc de reconsidérer le dossier de cette famille. Je sais que vous m’opposerez la loi, l’Etat de Droit : si cet Etat de Droit doit aboutir à des injustices comme l’expulsion de cette famille, qu’en penser vraiment en l’état actuel ?
Je vous prie, Monsieur le Préfet, Madame la Secrétaire Générale, de croire en l’expression de mes sentiments les plus attentifs.
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