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du livre à la scène, actualités et découvertes...

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Message par Flo »

entièrement d'accord avec toi ! Tout part en couille et personne ne réagit :evil:
marre de cette société inculte !

édit 17 novembre :
communiqué du CRJ Bourgogne

Bonjour à toutes et à tous

Comme vous le savez peut-être déjà, l’Arrosoir jazz-club de Chalon-sur-Saône a cessé ses activités et l’ensemble de la programmation prévue en 2008 a été annulée.
Comme beaucoup de lieux de création, l’Arrosoir traverse cycliquement des périodes difficiles dues la plupart du temps à des difficultés financières. Sauf que pour cette fois, la crise risque de se conclure par un dépôt de bilan.
Afin d’éviter ceci, nous avons décidé d’organiser les 28, 29 Février et les 1er et 2 Mars, 4 jours de musique qui serviront à collecter des fonds.
Cette action viendra se rajouter à d’autres déjà initiés par des acteurs de la vie du Jazz (le CRJ Bourgogne et le Fédération des Scènes de Jazz en particulier).
Ce message s’adresse donc en particulier aux musiciens et musiciennes qui ont à coeur que l’histoire du lieu ne s’arrête pas de cette manière.

Pour ceux donc qui souhaiteraient apporter leur concours à ces concerts, quelques explications techniques:

- vu la situation financière actuelle, aucun frais ne pourra être pris en charge : l’hébergement se fera chez l’habitant et la restauration sera assurée par l’équipe de l’Arrosoir.
- dès accord de votre part (avant le 30 Janvier, date de l’Assemblée Générale de l’Arrosoir ou nous voudrions pouvoir présenter un pré-programme).
- merci dans votre réponse de préciser qu’elle date vous conviendrait le mieux , si vous comptez jouer avec l’une de vos formations et si oui laquelle.
- Merci de renvoyer votre réponse ces deux adresses à partir de cet apm 15h (heure d’ouverture de la boîte free) :
arrosoir.jc@wanadoo.fr
concerts.arrosoir@free.fr

CRJ Bourgogne
BP 824 - 58008 Nevers Cedex
Tel 03 86 57 88 51 / Fax 03 86 57 93 05
http://www.crjbourgogne.org <http://www.crjbourgogne.org>
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Message par Flo »

Eviter la liquidation !

Quand nous disions « l’Arrosoir va fermer », nous ne parlions que de la partie émergée de l’iceberg. Comme toujours, la partie menaçante, celle qui peut nous envoyer définitivement au fond, est dessous. Elle s’appelle dettes, découvert et pour finir redressement judiciaire et liquidation. Pour l’instant nous n’en sommes qu’aux deux premiers. Pour éviter les deux autres, fatals, nous disposons au plus de trois semaines.

En décembre, notre banque a rejeté les salaires de Claude et Gilbert. Ils viennent tout juste d’être honorés grâce au versement d’une aide de la SACEM de 3000 euros. D’ici fin mars, si nous ne payons que les salaires et les charges salariales (pour Claude seulement à partir de mars, car le contrat aidé de Gilbert expire fin févier), et si nous n’avons aucune rentrée d’argent, nous serons à moins 22000 euros. Et cela même ne sera tout simplement pas possible, car notre autorisation de découvert n’excède pas 5000 euros et sera dépassée depuis longtemps. Nous n’aurons alors d’autre choix que d’alerter le tribunal de Grande Instance qui nommera un administrateur judiciaire. A partir de ce moment notre destin nous échappera totalement et définitivement. L’administrateur, rémunéré par un pourcentage pris sur nos créances, pourra aussi bien décider d’un redressement que d’une liquidation.

Si nous en sommes arrivés là, c’est qu’après la fin des aides sur le salaire de Claude, en mars 2006, nous avons voulu croire que nos partenaires nous permettraient d’assumer cette nouvelle situation. Nous avions tellement expliqué la chose depuis 2004 (table-ronde en octobre avec tous nos financeurs), nous avions tellement dû déjà, par le passé, réduire la voilure, supprimer des concerts, alléger la programmation ; cette fois nous en avons eu assez d’être toujours sur le fil du rasoir. Nous nous sommes dit que nous allions faire ce que nous avons à faire, ce qui est notre raison d’exister, faire écouter des musiques belles et de ce temps, poursuivre nos actions culturelles. Bref, nous avons espéré trop longtemps.

Notre objectif immédiat, c’est d’éviter le redressement ou la liquidation. Pour cela il faut des rentrées de trésorerie dans les jours qui viennent. D’où peuvent-elles venir ? Concernant tous nos partenaires institutionnels, ils peuvent légitimement penser qu’ils n’ont plus à nous financer dès lors que nous cessons notre activité. En suspendant toute avance sur les subventions qu’ils avaient prévu de nous accorder pour 2008, ou en figeant les reliquats non versés des aides 2007, ils seraient peut-être dans leur bon droit et nous signifieraient du même coup que l’Arrosoir a assez vécu. Cette décision leur appartient.

Restent les autres soutiens qui sont en train de se mettre en place. Réuni mercredi 16 janvier, le C.A. de la Fédération Française des Scènes de Jazz ( environ 25 lieux en France) a décidé de constituer un fonds de solidarité pour l’Arrosoir. Cela peut tourner autour de 2500 euros. Le Centre Régional du Jazz en Bourgogne, transforme les concerts de Giovanni Mirabassi prévus fin février dans la région en concerts de soutien à l’Arrosoir. Leurs recettes seront versées à l’association. Deux démarches sont en cours auprès de la SPEDIDAM et du CNV, qui ont tous deux des dispositifs d’aide d’urgence en cas de crise grave d’un adhérent.

Et puis il y a les musiciens, toujours les musiciens ! Depuis cinq jours, beaucoup proposent de faire pour nous à titre gracieux ce qu’ils savent et aiment le plus faire : jouer. Nous sommes à la fois heureux de leurs messages et gênés, car nous savons qu’ils sont eux-même dans des situations fragiles. Sur le fond, un lieu comme l’Arrosoir est précisément fait pour qu’ils jouent et vivent du métier qu’ils ont choisi ; son économie ne peut en aucun cas reposer sur du travail gratuit et ça n’est pas à eux de compenser l’insuffisance de notre financement. Mais il y a le feu ! Alors nous disons oui aux musiciens, oui une fois de plus, oui une nouvelle fois de trop, et nous les remercions chaleureusement. Oui, il y aura quatre jours de musique à l’Arrosoir pour tenter d’éviter la liquidation, du jeudi 28 février au dimanche 2 mars, quatre jours organisés par Alain Blesing, à qui nous disons toute notre gratitude.

Dans le même temps, nous lançons l’appel à souscription qui figure en bas de ce texte. Donnera qui veut et qui peut.

Tout cela, ce sont des aides d’urgence, une affaire de secouristes et de pompiers, une affaire vitale, donc. Nous devons tenir quelques semaines financièrement, éviter à tout prix qu’un administrateur judiciaire ne décide de la suite à notre place. Le 23 avril, nous tenterons de mettre autour d’une table tous nos partenaires institutionnels : la Ville de Chalon, le Grand Chalon, la DRAC, la Région, le Département, la SACEM et le Pays Chalonnais, que nous n’avons jusqu’à présent jamais sollicité. Ce jour là, au-delà des réponses rapides à la crise que nous venons d’évoquer, il sera question avec eux d’un fonctionnement pérenne et décent de l’Arrosoir, ou bien de sa disparition définitive du paysage. Pour que cette table ronde se tienne, le 23 avril, il faut que nous soyons toujours là.

Nous vous attendons avec impatience à l’assemblée générale exceptionnelle du 30 janvier, à 20 heures, où nous répondrons à toutes vos questions.

Merci à tous.
Les 10 membres du CA de l’Arrosoir, 16 janvier 2008



…………………………………………………………………………………………………...
Bon de souscription « Pour éviter la liquidation de l’Arrosoir / Jazz club »


Je verse la somme de ………………………………………………………………… euros

Pour permettre à l’Association Jazz Club / l’Arrosoir d’éviter la liquidation judiciaire et lui permettre de régulariser sa situation en réglant ses dettes.
En faisant cette action, je me porte solidaire de sa situation et souhaite une relance du projet.
…………………………………………………………………………………………………...

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ARROSOIR / Association Jazz Club
Bureau : 5 place du théâtre – 71100 Chalon-sur-Saône – 03 85 48 86 88 – arrosoir.jc@wanadoo.fr
Salle Concerts et Spectacles : 11 impasse de l’ancienne prison – 71100 Chalon-sur-Saône
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Message par Flo »

Communiqué de Michel ALLEX - 14 janvier 08


DROIT DE RÉPONSE


A la suite de l’article consacré à l’Arrosoir dans l’édition du lundi 14 janvier 2008, je tiens à faire connaître ma position.

A quelques semaines des élections municipales, personne n’est dupe des attaques portées contre la Ville de Chalon et la Communauté d’Agglomération. Attaques qui épargnent comme par hasard le Conseil régional et le Conseil général, pourtant eux aussi concernés. Je passerai sur l’outrance de certaines phrases prononcées sans doute sous le coup de l’émotion. Ceux qui me connaissent savent bien que, en 25 ans de mandat municipal, je n’ai jamais « roulé (personne) dans la farine ». Je n’ai pas l’intention d’entrer dans cette grossière surenchère.

Les reproches à l’encontre de la Ville sont d’autant plus injustes que la Ville a toujours soutenu l’Arrosoir. Ces dernières années, en plus de la subvention de la Ville qui représente à elle seule plus de 20000 € par an, l’Arrosoir a bénéficié régulièrement à titre gratuit des prestations techniques et humaines des services de la ville. Soit une manne financière supplémentaire significative. Il faut y ajouter la mise à disposition permanente de locaux par la Ville. Sans oublier les travaux effectués par la Ville sur le site de l’Arrosoir qui représentent là aussi des sommes importantes. Nous tenons tous les chiffres à disposition.

Dans les moments difficiles, la Ville a toujours été aux côtés de l’Arrosoir. En 2004, une subvention exceptionnelle de la ville avait permis à l’Arrosoir de sauver la mise. De même, quand il s’est agi d’aider l’Arrosoir l’an dernier pour l’achat d’une nouvelle console de son, la Ville a encore une fois répondu présente en attribuant une subvention exceptionnelle.

La Ville et le Grand Chalon ont toujours reconnu les efforts et la qualité du travail réalisé par l’Arrosoir. A preuve, les subventions attribuées par la Communauté d’Agglomération depuis 2005 au titre de ses aides aux projets culturels. Ajoutons y la subvention exceptionnelle votée en 2007 pour permettre à l’Arrosoir de moderniser son équipement.

Tout cela méritait d’être rappelé car il s’a git de l’argent du contribuable. A ce sujet, les Chalonnais doivent savoir que le soutien financier, technique et humain de la Ville de Chalon à l’Arrosoir est supérieur aux subventions attribuées par la Région, le Département, sans oublier la DRAC et le Centre Régional du Jazz. Pourquoi la Ville et la Communauté d’Agglomération seraient-elles seules à assumer les conséquences de décisions auxquelles nous n’avons pas été parties prenantes ? Au lieu de s’en prendre uniquement à Chalon et à l’Agglomération, pourquoi les dirigeants de l’Arrosoir ne demandent-ils pas des comptes à la DRAC, au Centre Régional du Jazz, à la Région et au Département qui ont eux aussi leur mot à dire ?

La Ville qui consacre 15% de son budget à la culture a toujours soutenu l’Arrosoir comme elle soutient l’ensemble des disciplines artistiques qui ont toutes droit de cité à Chalon. Concernant l’avenir de l’Arrosoir, j’ai toujours dit que la Ville était prête à participer à un tour de table réunissant tous les partenaires concernés, ainsi que les dirigeants de cette association en avaient d’ailleurs eux-mêmes proposé le principe lors de leur Assemblée Générale en mai dernier.

Dans cette perspective, je souhaite que l’Arrosoir continue à exister et je reste ouvert au dialogue dans le respect de chacun. Mais, de grâce, évitons de faire de la culture un enjeu politicien. A mes yeux, il n’y a jamais eu et il ne doit pas y avoir de culture de gauche ni de culture de droite. Il y a la culture qui nous rassemble et qui nous donne du bonheur. Et c’est bien là l’essentiel.


Michel ALLEX
Maire de Chalon,
1er Vice-Président du Grand Chalon en charge de la culture
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Message par Flo »

Réponse de Michel Gillot - 24 janvier 08:



Monsieur le Maire

Vous avez raison, vous n’avez pas « roulé » l’Arrosoir « dans la farine ». Aussi je retirerais volontiers cette expression si elle vous avait personnellement concerné, ce qui, vous avez dû le remarquer, n’est pas le cas. Pour plus de précision, il reste vrai qu’au lieu de cette formule lâchée au fil d’une interview au JSL, j’aurais dû m’en tenir à celle que nous avions employée dans notre communiqué, à savoir que « la ville et l’agglomération se sont renvoyé la balle » car elle correspond bien , elle, à la plus stricte réalité.

Souvenez-vous, monsieur le Maire : le 24 novembre 2006, dans votre bureau, vous nous faites part, à Claude Spitéri et à moi, de l’impossibilité pour la ville d’augmenter sa subvention à l’Arrosoir, inchangée depuis le passage à l’euro. Vous nous dites dans le même temps qu’au vu du rayonnement de notre scène, il serait légitime que le Grand Chalon accroisse de façon significative sa participation.
Quelques jours plus tard, vous me confirmez par courrier avoir formulé, en tant que vice-président de l’agglomération, des recommandations dans ce sens à son président, Dominique Juillot. Le 27 février 2007, je rencontre ce dernier dans les locaux du Grand Chalon. Il me dit alors qu’il est dans l’impossibilité d’accéder à notre demande (et du coup à la vôtre) car une augmentation de la subvention du Grand Chalon ne serait pas comprise par les maires de l’agglomération. Fin de la partie. D’ailleurs, le même responsable des services du Grand Chalon a assisté à ces deux entretiens… Alors rouler dans la farine ou se renvoyer la balle, le débat sémantique est en l’occurrence moins lourd de conséquence que cette pratique étrange entre les deux collectivités.

Et puisque nous en sommes au Grand Chalon et aux faits avérés, celui que vous citez dans votre Droit de Réponse est parfaitement exact : le Grand Chalon nous a bien attribué en 2007 une subvention exceptionnelle de 5000 euros pour l’achat de matériel de son.
Mais des faits et des sommes avérées, je vais en donner quelques autres, afin que la vue soit plus complète. Jusqu’en 2004 inclus, l’agglomération n’a pas versé un centime à l’Arrosoir. Elle lui a attribué 4300 euros en 2005, c’est-à-dire pas même le plafond qu’elle avait fixé dans son règlement d’intervention (5000 euros), et cela au terme d’une procédure digne d’une bureaucratie soviétique. En 2006, cette somme est tombée à 2201 euros. Pour 2007, nous avons perçu à ce jour un acompte de 1500 euros.
Rayonnement insuffisant, sans doute. Notre public ne doit probablement venir que de Chalon intra-muros, de même que la quarantaine de soirées que nous avons organisées depuis 2001 pour ouvrir notre lieu aux élèves du département jazz du CNR doit constituer un effort trop léger…Je m’arrêterai là pour le Grand Chalon car il s’agit réellement d’un sujet qui fâche. Et plutôt que de répondre au vice-président, je trouve plus utile de tenter une dernière fois de convaincre le Maire.

Je regrette que votre réponse débute par une tentative de faire peser sur « les dirigeants de cette association » le soupçon de visées politiques. Vous êtes un homme respectable et que je respecte, mais les trois premières phrases de votre communiqué, elles, ne sont pas respectables. Tant que vous y êtes, vous pourriez associer au complot notre banque, qui a perfidement choisi de rejeter les deux salaires de l’Arrosoir « à quelques semaines des élections municipales ». Que le Département et la Région soient passés de zéro à 9000 et 11000 euros dans la même période où la contribution de la Ville restait à 20300 euros, ça n’est pas un thème de campagne municipale, c’est la réalité. Et toutes les insinuations ne changent rien au fait que la réalité a la vie dure. Parlons donc sérieusement !

Depuis 37 ans, le Jazz-Club, devenu l’Arrosoir, est situé à Chalon, et la ville est son premier partenaire. Partenaire financier, mais pas seulement. Depuis toutes ces années, notamment depuis l’embauche en 1998 de Claude Spitéri, les rapports que nous entretenons aussi bien avec la Vie associative qu’avec les services techniques n’auraient pas pu être meilleurs ; leur attention et leur disponibilité ont constamment et grandement facilité notre travail.
Vous insistez, monsieur le Maire sur la « manne financière supplémentaire et significative » qu’auraient constitué pour l’Arrosoir ces « prestations techniques et humaines des services de la ville ». La manne financière ! Encore une fois, voilà une expression qui n’est ni respectable, ni respectueuse. Elle est tendancieuse en ce sens qu’elle incite à percevoir notre association comme une profiteuse. Mais elle est surtout fausse et c’est une évidence : par définition, des prestations sont des prestations et en aucun cas de la trésorerie sur notre compte.
Sur la mise à disposition de notre salle et les travaux qui y ont été effectués, soyons clairs. Depuis 37 ans la Ville prête une salle à une association qui contribue pleinement à son offre culturelle et à sa réputation sur les musiques de jazz. Cela ressemble beaucoup à un arrangement gagnant-gagnant, selon cette vilaine expression à la mode. Quant au fait d’entretenir et de mettre aux normes un équipement ouvert au public et qui lui appartient, je ne vois là rien d’autre que le fait de remplir ses obligations.

Parlons maintenant vraiment d’argent.
Vous dites bien sûr quelques choses exactes. A l’automne 2004, après une Table Ronde destinée à alerter tous nos partenaires sur la précarité de notre fonctionnement, la Ville nous a accordé une subvention exceptionnelle de 4000 euros qui nous a bien soulagé. De même, voici quelques mois, elle nous a attribué une subvention exceptionnelle de 2700 euros pour le renouvellement de notre console son. C’était la première subvention que nous percevions au titre de l’investissement.
Tout cela, dites-vous, « méritait d’être rappelé car il s’agit de l’argent du contribuable ». Et bien arrêtons nous un peu sur « l’argent du contribuable » Vous parlez ici, en l’occurrence, du contribuable qui paie ses impôts locaux. Mais le contribuable paie aussi ses impôts à l’Etat. En 98, nous avons recruté Claude sur un Emploi Jeune. En 2003, nous avons recruté Stéphanie sur un Emploi Jeune. En février 2006, Stéphanie est partie et nous l’avons remplacée par Gilbert sur un CAE. Que des contrats aidés par l’Etat sur « l’argent du contribuable » ! Je n’ai pas souvenir que cette situation vous ait particulièrement révolté.
En novembre 2006, nous vous avons demandé pour la première fois de réfléchir à la pérennisation de notre second emploi par une contractualisation du poste entre la Ville et l’Arrosoir. Vous avez toujours repoussé cette solution. Est-ce par égard envers le contribuable local ? S’il y a une cohérence dans cette position sur le respect du contribuable, elle m’échappe. Quant au contrôle de l’argent public, nous avons toujours dit que rien ne nous semblait plus légitime que de rendre compte de la manière dont nous l’utilisons. Pour cela, aussi bien pour le financeur que pour le financé, une convention et un cahier des charges auraient été des outils utiles. Nous les avons souvent demandés, ils n’ont jamais été mis en place.

Par ailleurs, c’est vraisemblablement à la décision du CA de l’Arrosoir de tout faire pour pérenniser ce second poste avec son actuel titulaire que vous faites allusion lors du passage de votre texte évoquant « les conséquences de décisions auxquelles nous n’avons pas été parties prenantes ». Non, en effet, vous n’avez pas été partie prenante de cette décision. Elle a été prise par les membres bénévoles de l’Association. A l’unanimité, ils ont considéré que la pérennisation de cet emploi était nécessaire au bon fonctionnement de l’Arrosoir ; à l’unanimité ils ont estimé qu’ un lieu si actif et si reconnu ne pouvait pas décemment continuer à fonctionner dans une économie aussi fragile ; à l’unanimité ils ont décidé de ne pas renvoyer au chômage une personne de 47 ans qui apporte beaucoup à notre association pour retourner puiser dans le grand vivier de la précarité, ce vivier des contrats aidés avec « l’argent des contribuables ». Non, en effet, vous n’avez pas été partie prenante de cette décision et, pour être franc, je n’y vois pas pour l’exécutif municipal un motif particulier de fierté.

Mais surtout, ce sur quoi vous passez beaucoup trop rapidement, monsieur le Maire, c’est la subvention de 20 300 euros qui nous est allouée, au titre du fonctionnement de notre association. Car le fond de la querelle, le débat le plus intéressant, c’est bien celui-ci. Depuis toujours, la ville de Chalon considère et finance l’Arrosoir comme une association parmi les huit cent associations chalonnaises, et non comme un lieu de spectacles et d’actions culturelles participant de son offre aux habitants.
Anecdote symptomatique et récente, il a fallu une intervention amicale de notre part pour que la page culture du site internet de la Ville consacre un espace à l’Arrosoir, ce qui fut d’ailleurs fait vite, et bien. Jusque là, il fallait nous chercher à la rubrique Associations (mais nos amis de Mosaïques aussi sont une association) Alors certes, en regard des 150 euros de l’Association Chalonnaise d’Outre-Mer et même des 450 euros de Trésors de Ferveur, les 20300 euros de l’Arrosoir sont une « manne financière ».
Mais à coté des 2 200 000 euros de l’Espace des Arts, ils sont une obole. Il faut comparer ce qui est comparable, me direz-vous, et vous aurez raison. Entre l’Arrosoir et l’Espace des Arts, on devrait donc pouvoir trouver une situation intermédiaire, plus décente que celle de l’Arrosoir, et moins indécente que celle de l’Espace des Arts. La preuve : une telle situation existe. C’est celle du Théâtre du Grain de Sel.

L’Arrosoir et le Grain de Sel sont bien comparables. Ce sont deux « petits lieux », avec des jauges limitées, agissant avec passion dans leur domaine particulier et se partageant entre diffusion et action culturelle. La qualité du travail de Jean-Jacques Parquier n’a par ailleurs rien à envier à la nôtre. Eh bien comparons ! Après une période de fermeture, la Ville rénove et réinvestit dans ce lieu municipal. Elle le confie à un nouveau responsable et dès sa première saison, elle le dote immédiatement pour fonctionner de… 50 000 euros. Soit 30 000 de plus qu’à l’Arrosoir. Et elle a raison. C’est avec l’Arrosoir qu’elle a tort.

Alors pourquoi cette différence de traitement ? Pourquoi ce sous-financement, cette absence de convention et de visibilité, pourquoi cette absence stupide de revendication par la Ville de notre lieu dans l’offre culturelle chalonnaise, pourquoi cette reconnaissance du bout du porte-monnaie, du bout du site internet, du bout des lèvres ? Parce que nous étions là bien avant le pouvoir en place et qu’il a fallu faire avec ? Parce que le jazz est superflu ? Parce que nous sommes une vraie association, indépendante, qui élabore ses positions et les défend avec franchise, sans révérence ni langue de bois ? Parce que nous avons ouvert toute grande notre porte aux intermittents du spectacle en révolte contre le sort qui leur est fait…? Pourquoi ?

Plutôt que de nous porter querelle sur la question fausse des « enjeux politiciens », il serait plus utile, monsieur le Maire, d’examiner de plus près avec nous cette étrangeté que constituent depuis longtemps les rapports entre la ville de Chalon et l’Arrosoir.
Pour nous, une chose est certaine : que le futur maire de Chalon se nomme Gilles Platret ou Christophe Sirugue, nous devrons ensemble changer la nature et les modalités de cette relation.
Au nom de cette belle association que j’ai l’honneur de présider, je vous adresse, monsieur le Maire, mes respectueuses salutations.

Michel Gillot,
président de l’Arrosoir.
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Théâtre des Asphodèles

Message par Flo »

Les 07, 08 et 09 février prochain, à 20h30, Le Théâtre des Asphodèles a le plaisir de présenter en ses murs la dernière création de la Compagnia dell’improvviso :


ÊTRE OU NE PAS ÊTRE
Ecrite et interprétée par Luca Franceschi

Un comédien décide de réaliser le rêve de sa vie : écrire et interpréter un monologue. Son projet est grandiose. Il se donne le pari de rassembler en une seule écriture une quinzaine de monologues des grands héros de l’oeuvre Shakespearienne : Hamlet, Richard III, le Roi Lear, Macbeth…

Dans une description riche de clins d’oeil au monde de la création théâtrale et remplie d’anecdotes sur les rapports entre un comédien et son personnage, Être ou ne pas être nous décrit la gestation d’un spectacle, pour en arriver au moment de crise où celle qui semblait devenir une merveilleuse aventure théâtrale se transforme en un cauchemar rempli des doutes et des angoisses liés au métier d’acteur et à la condition précaire de ce qu’est un personnage.

Luca Franceschi est également le metteur en scène de Dom Juan, la dernière création du Théâtre des Asphodèles

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Tarifs : 10 et 12 euros
Réservations : 04 72 61 12 55



Théâtre des Asphodèles
115 avenue Lacassagne
69003 Lyon
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conférence à Chalon

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Huggy bons tuyaux
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Lapéniche à Chalon

Message par Huggy bons tuyaux »

Lapéniche est aussi sur http://myspace.com/lapeniche

Sam. 26/01
LES SARDINES EPANOUIES + RELEVE D'CONTEURS + NR

Dim. 27/01
OTOKTONES

Mer. 30/01
APEROMIX

Sam. 02/02
MAXXO + PUJA DUB OPERATORS

Sam. 09/02
LES BOUCLES ETRANGES + MUCKRACKERS + GRRZZZ

Dim. 24/02
BADMASH + PAULO ANARKAO + HYPNAGONE

Sam. 01/03
RAINWALK + VOS DESIRS SONT DESORDRES

Jeu. 06/03
VIBRION

Dim. 09/03
MARVIN + RAY BARTOK

Sam. 15/03
FREE'S B + AUDIOPARANO + BEAT BASTARD CREW + BOUMBOUM RANG + URBAN QUARTET + EXPO OCTARINE

Ven. 21/03
KING KHAN + SUKOÏ FEVER

Mer. 26/03
APEROMIX

Ven. 28/03
7 WEEKS + AKIRISE + WRATH OF THE GOLGOTH

Dim. 30/03
OTOKTONES

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Huggy bons tuyaux
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Le Réservoir à St Marcel

Message par Huggy bons tuyaux »

Janvier
Jeu 17 : spectacle " Bonnes nouvelles ", Gwenaël Fournier
Jeu 24 : spectacle " Le dénouement ", Cie du Gru Tapier

Février
Jeu 7 : spectacle " Chorale de St Fulbert ", Cie Acidu
Jeu 14 : Expo peinture collage - Georges K
Sam 23 : Tremplin musical

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Akwaba

Message par Flo »

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Akwaba, c'est un lieu de spectacles, de concerts et d'expo à Châteauneuf-de-Gadagne près d'Avignon.
Une équipe formidable et des gens qui ont du goût ! La preuve, SchDong !, La petite histoire et Peinture Choisie y ont été programmés ! c'est vous dire ! :D
allez donc faire un tour sur leur site ou sur myspace ou encore, et c'est mieux, sur place :wink:



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Quoi de neuf en février et mars ?

vendredi 1er février 2008
PLASTIQMIX
Exposition graphisme et vinyle de janvier à février

Concert / samedi 2 février 2008
SHAOLIN TEMPLE DEFENDERS & HARLEM FUNK TROTTERS
Funk party

Concert / jeudi 7 février 2008
PROMUSICA : ANGLUNGS & PORTRAIT D’ARTISTE
grozorchestre

Cinéma / mercredi 13 février 2008
BEE MOVIE
Film pour les enfants à partir de 3 ans

mercredi 27 février 2008
PROMETS-MOI
Un film de Emir Kusturica

Cinéma / jeudi 28 février 2008
LE RENARD ET L’ENFANT
Un film de Luc jacquet

Expo / Concert / Ateliers / samedi 1er mars 2008
VISUAL ACT
veejay / video / web live / multimedia / music

Arts vivant / Concert / jeudi 6 mars 2008
SOIREE SLAM
Scène ouverte

Concert / vendredi 7 mars 2008
EZ3KIEL & R-ZATZ
dub rock électro

Concert / vendredi 7 mars 2008
INTERVIEW EZ3KIEL
réalisée le 18 décembre 2007

Arts vivant / Concert / vendredi 14 mars 2008
"LILI PETIT POIS" de la Cie LA TORGNOLE & POUM SI JIM
nouveau cirque + folk jazz

Expo / samedi 15 mars 2008
"VARIATIONS" de GAËLLE VEGARA
Exposition photos et installation vidéo

Concert / samedi 22 mars 2008
HEY HEY MY MY & CALC
folk + pop vaporeuse

Cinéma / Arts vivant / Concert / vendredi 28 mars 2008
SPECTACLES : "LE K." & HOMMAGE A CHARLEY BOWERS

AKWABA
Coopérative Culturelle
500, chemin des matouses
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Flo
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Nicéphore Cité à Chalon

Message par Flo »

La Compagnie Les Sangs cailloux, Les Editions de l’anonyme, Nicéphore Cité et l’Abattoir/Chalon dans la rue sont heureux de vous convier à la présentation des premiers éléments développés lors de la résidence de travail effectuée à Nicéphore Cité et l’Abattoir/Chalon dans la rue, en partenariat avec le Musée Niépce, pour le projet de création transdisciplinaire Blind movies.

Le vendredi 8 février 2008 – à 20h30 – à NICEPHORE CITE

Renseignement, réservation conseillée (jauge restreinte) : 03 85 42 06 59.
Le public pourra dialoguer avec les artistes autour d’un verre à l’issue de la représentation.


Après Pièce Pour Parapluies et Marionnettes, création issue d’une résidence à l’Abattoir en 1999, la Cie Les Sangs cailloux poursuit ses recherches tendant aux croisements des disciplines artistiques, questionnant les espaces de représentation et revient à Chalon cette saison pour développer le projet de création transdisciplinaire Blind movies.

Si nous voyons des images, n’est-ce pas les images qui nous regardent ? Ces images qui apparaissent en tout endroit du réel et participant de l’Histoire, comme autant de signes, de traces, d’échos, confèrent à cette même réalité une altérité troublante. Nous voyons l’image et elle nous représente, immédiatement s’immobilise dans l’œil . Nous voyons des images que nous reconnaissons en ce qu’elles sont nôtres. Ces images qui nous montrent le monde et l’homme dans le monde. De l’icône peinte sur bois à la photographie, du cinéma à la télévision, nous voyons évoluer tout autant les techniques de représentation que leur diffusion. Représentation nous projetant dans un monde ou l’image est omniprésente.

Mais si ce constat pourrait introduire les éléments d’une première tentative de réponse à la question posée, que dire des machines de vision qui nous entourent et épient notre quotidien ? Des réseaux de caméra de vidéosurveillance au système électronique d’assistance au tir, de la surveillance satellitaire aux systèmes de reconnaissance de forme, autant de machines qui produisent des images qui ne sont plus exclusivement destinées à l’œil humain…

Nous vivons dans un monde d’images qui pour certaines se substituent à la réalité représentée en elles… Ces images comme autant de fantômes, ces fantômes comme autant d’images…

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Le projet Blind movies est une démarche de création artistique qui tend à embrasser cette problématique pour en restituer toute la complexité, la richesse, l’étrangeté, le trouble, en un processus de représentation spectaculaire : une mise en scène de l’image dans un espace de l’image… Cette création pourrait être l’écho d’un monde d’images.

Durant une résidence d’un mois à Nicéphore Cité, Pascal Marquilly et Benoit Hénon des sangs cailloux, avec l’aide de Cédric Lachasse de RedSugar, équipe pluri-disciplinaire installée à Nicéphore Cité, ont développé des dispositifs technologiques permettant de retravailler l’image, la transformer, la manipuler et la déployer pour les besoins de la création.


Blind movies est un projet de la Cie Les sangs cailloux. Ecriture, réalisation et mise en scène : Pascal Marquilly. Production : Les éditions de l’anonyme.

Coproduction : L'Abattoir, centre national des Arts de la rue (Chalon sur Saône) ; Nicéphore Cité, centre de ressources images et son (Chalon sur Saône) ; Festival Les rencontres vidéo et poétiques (Marseille).

Ce projet est soutenu par : DRAC Nord pas de Calais, Ville de Lille, Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais ; Musée Nicéphore Niepce (Chalon sur Saône), Soutien du CECN (Centre des Écritures Contemporaine Numériques - Mons Belgique), Danse à Lille, CHRU de Lille (Centre Hospitalier Régional Universitaire), l’ECPAD (Etablissement de communication et de production audiovisuel de la défense), LMCU (Lille métropole communauté urbaine), Les Archives Départementales du Nord, Archiv’image (Chalon sur Saône), Le centre historique minier de Lewarde…

Remerciements à Constance Prod (Chalon sur Saône), Wilhelm Cikhart – CinéImages (Chalon sur Saône), Danse à Lille (Roubaix), Himalaya (Paris)

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