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Re: INFOS DE COMPTOIRS

Publié : 15 oct. 2009 00:17
par Flo
Ce n'est pas possible ! Tu sais bien que la radioactivité s'arrête à nos frontières :D

je n'ai pas pu le voir because pas de télé...
j'espère que quelqu'un l'a enregistré

Re: INFOS DE COMPTOIRS

Publié : 15 oct. 2009 14:04
par camomille
Sais pas, mais p'tet que tu peux retrouver ça sur Internet.... Par contre le froid lui, s'arrete pas à nos frontières !...

Re: INFOS DE COMPTOIRS

Publié : 15 oct. 2009 14:37
par camomille
Dis donc, t'as pas de télé ?.... C'est bien, y a tellement de conneries...

Re: INFOS DE COMPTOIRS

Publié : 16 oct. 2009 01:40
par Flo
Non, pas de télé depuis 1994...
mais je peux quand même me mater des films sur l'ordi... :D

sortir du nucléaire

Publié : 09 nov. 2009 03:24
par Flo
Communiqué de presse-vendredi 6 novembre 2009
Nouvel incident à la centrale du Tricastin : Toujours pas de problème nucléaire ?


Un nouvel incident à la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) vient d’être signalé. Il est intervenu lors du déchargement d'une partie des barres d'uranium, a annoncé EDF vendredi dans un communiqué. C’est le 4è évènement de ce type en France en très peu de temps. FNE attire l’attention des citoyens sur la nécessité de demander un audit de sécurité sur le parc nucléaire français.

«Un des 157 assemblages combustible» (barres d'uranium) est «resté accroché» à l'intérieur de la piscine du réacteur nucléaire «lors des opérations de déchargement du combustible», indique EDF.

Pour Marc Sénant, Chargé de mission du pôle IPS : « Toujours les mêmes accidents, toujours la même banalisation des évènements, toujours la même absence de réaction des autorités… Circulez, y a rien à voir ! Comme nous l’a dit le premier Ministre il y a quelques jours : il n’y aurait pas de problème avec le nucléaire. Entre les alertes des agences sur l’EPR, le scandale des déchets nucléaires envoyés en Sibérie, la menace représentée par les résidus d’extraction français, la récurrence de ce type d’incident : objectivement, permettez-nous d’en douter ! »

Faut-il rappeler qu’il y a un an lors du même incident survenu au Tricastin, dans une note du 2 octobre 2008 , l'ASN a écrit : "une éventuelle chute (d'assemblage) pourrait avoir deux conséquences : un risque de criticité, à savoir le déclenchement d'une réaction en chaîne incontrôlée, et un risque de relâchement à l'intérieur et à l'extérieur de la centrale de produits de fission gazeux". Un évènement banal ?

Faut-il rappeler le récent incident de la centrale de Gravelines du dimanche 2 Août?

Faut-il rappeler que c’est le 3è incident de ce type en un an, et que cette fréquence laisse supposer qu’il y ait un possible défaut générique sur ces installations ?

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « nous l’avons dit hier et nous le redisons aujourd’hui, et nous continuerons tant que la situation n’évoluera pas : le gouvernement ne doit pas choisir la politique de l'autruche sur ces sujets de sécurité qui concernent non seulement les français, mais certainement aussi nos voisins étrangers ! »

FNE demande à ce que le politique se réapproprie ce sujet de la sécurité nucléaire et en finisse avec cette posture de spectateur, de commentateur.

Il y a un problème avec le nucléaire, avec AREVA, et maintenant EDF. FNE demande que les 58 réacteurs français fassent l’objet d’un audit de sécurité sur ce point précis, et qu’il soit mené par un organisme international indépendant dans les meilleurs délais afin que l’on sache effectivement ce qui se passe au niveau de la sécurité nucléaire en France.

sortir du nucléaire

Publié : 13 févr. 2010 17:36
par Flo
Signez et faites signer la pétition !
Exigeons un vrai débat public sur le démantèlement des installations nucléaires

Demandez l’ouverture d’un débat public contradictoire, équitable envers toutes les parties prenantes, honnête et non truqué, sur le démantèlement des installations nucléaires et le devenir de leurs déchets radioactifs.

Signez la pétition : http://www.sortirdunucleaire.org/dossie ... ement.html

Re: textes & diatribes écologistes

Publié : 17 févr. 2010 15:27
par Flo
Et si on mettait un peu de radio-activité dans le béton, dans les briques, ou dans les voitures ?

Cela va désormais être possible suite au décret du 5 mai 2009, passé inaperçu, qui facilite le recyclage des produits faiblement radioactifs. Pourtant, jusqu’à présent, la France pouvait pour une fois se vanter de faire figure d’exemple : le principe de la réglementation ne reposait pas sur un seuil à respecter, mais sur l’interdiction de toute libération de radionucléides. Et, depuis 2002, le devenir des déchets de ce type de matériaux avait été étroitement encadré. Selon le Code de la santé publique, il est interdit d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction ; tout comme il est interdit d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d’une activité nucléaire – et qui sont contaminés ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction. Ainsi, l’ensemble des déchets radioactifs était traité sur des sites dédiés, et la totalité de la production était destinée à des installations nucléaires. Mais, profitant d’une faille des textes, le décret promulgué sous l’égide du ministère de l’Écologie, du ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi et de celui de la Santé ouvre désormais la porte à toutes sortes de dérives.

Des matériaux cancérogènes
Désormais, il suffit aux industriels de demander une dérogation pour pouvoir utiliser sans autre formalité des sous-produits potentiellement radio-actifs. Même la Haute Autorité de sécurité nucléaire a donné un avis défavorable en soulignant les dangers de voir se banaliser les dérogations. Pourtant, on le sait, les risques en matière de santé sont avérés : les substances radioactives peuvent provoquer des cancers et des maladies génétiques y compris pour les descendants. Mais une fois de plus, les préoccupations de santé publique et d’environnement passent au second plan. Ainsi, comme le souligne la CRIIRAD, qui se mobilise contre le texte (voir encadré ci-dessous) «les métaux, plastiques, gravats... contaminés issus du démantèlement d’installations nucléaires pourront servir à la fabrication de matériaux (ciments, acier, plomb...) qui seront utilisés pour la construction d’habitats ou de locaux de travail, de moyens de transport (voitures, vélo, bateaux...), d’équipements ou d’objets de la vie quotidienne (meubles, fournitures de bureau, vêtements...) ».

Une fausse protection
Seuls les jouets, les aliments, les matériaux en contact avec l’eau et la peau, comme les métaux de bijouterie, ne pourront pas bénéficier de telles autorisations. Une protection, au final, très lâche... Même des équipements destinés aux bébés ou aux enfants pourront inclure des matières radioactives. Ainsi les sources de radioactivité n’en seront que plus nombreuses. Les pouvoirs publics ont enfin trouvé le moyen, en les disséminant partout, de «faire disparaître» les déchets radioactifs. I I.S.

Pour obtenir l’abrogation du décret du 5 mai 2009 concernant les déchets nucléaires, la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD) lance une grande campagne de mobilisation sous la forme de lettres aux trois ministres concernés.

Modèles + vidéo du journal télévisé de janvier

Article issue de la revue "Pratique de santé" n°98 février 2010

Re: textes & diatribes écologistes

Publié : 08 mars 2010 00:26
par Flo
Communiqué de presse
Révélations d’une source interne à EDF :
l’EPR risque l’accident nucléaire !


Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a constitué un groupe d’experts pour analyser de façon approfondie ces documents, qui nous ont été envoyés très récemment. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer, ils sont de première importance.

Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l'essentiel des arguments en faveur de l'EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s'avèrent faux.

EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n'ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d'accidents. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l'écart de ces questions.

Il semble donc bien que la conception de l’EPR accroisse le risque d’un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l’enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l’atmosphère.

Les 8 et 9 mars, Paris accueille une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire. Cette conférence sera ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA. Il est scandaleux que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de l’EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est aujourd’hui démontrée. Il faut donc abandonner immédiatement la construction de l’EPR en Finlande, en France et en Chine, et annuler impérativement le projet prévu à Penly. Le meilleur moyen d'éviter l'accident nucléaire reste la sortie du nucléaire.

Le scénario accidentel en détail :

Selon les calculs d’EDF et d’Areva, le pilotage du réacteur en mode RIP (retour instantané en puissance) et la disposition des grappes de commande du réacteur peuvent provoquer un accident d’éjection des grappes de commande à faible puissance et entraîner la rupture de l’enveloppe du mécanisme de commande de la grappe (I). Cette rupture provoquerait le passage du réfrigérant en-dehors de la cuve du réacteur nucléaire. La perte de réfrigérant (un type d'accident nucléaire très grave) entraînerait la rupture d’un nombre important de crayons par échauffement du combustible et des gaines (II) et donc le relâchement de vapeur extrêmement radioactive dans l’enceinte de confinement. Il y a alors un risque important d’excursion critique qui résulterait en une explosion (III), la puissance du réacteur EPR étant démultipliée de façon extrêmement brutale.

Suite aux éjections des grappes de commande à faible puissance (EDG), le réacteur EPR pourrait ne pas se mettre en arrêt automatique (IV). Quelle que soit la configuration des grappes de commande, l’accident d’éjection de grappe de commande entraîne un taux important de rupture du combustible (NCE) et donc un risque élevé d’excursion critique (V).

Pour plus de détails, consultez les documents confidentiels que nous révélons, divulgués par une source anonyme interne à EDF (notamment le document n°1), téléchargeables sur le site.

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 872 associations
agréée pour la protection de l'environnement
http://sortirdunucleaire.org/

Contacts presse :
- Marc Saint-Aroman - 05 61 35 11 06
- Charlotte Mijeon - 06 75 36 20 20
- Monique et Raymond Sené (physiciens nucléaires) - 01 60 10 03 49
- Steven Mitchell (médias anglophone) : 09 52 49 50 22
- Jean-Yvon Landrac (médias germanophone) - 06 87 30 41 10

Liste des documents :
1 - Synthèse - Une technologie explosive : l’EPR (non daté - non signé)
2 - Bilan de la phase préliminaire de l’étude d’EDG FA3 et perspectives (EDF SEPTEN 05.05.2009)
3 - EPR - Gestion combustible - Lot 1 -Revue de conception du schéma de grappes FA3 du 25/10/2007
4 - EPR FA3 Synthèse de l’étude de faisabilité de l’accident d’éjection de grappe (EDF SEPTEN 09.02.07)
5 - EPR FA3 Synthèse des voies de sortie de la problématique éjection de grappe (EDF SEPTEN 07.05.07)
6 - Note d’étude : Présentation synthétique de l’EPR (EDF SEPTEN 04.05.04)
7 - Note de présentation de la deuxième revue de projet radioprotection EPR (EDF, printemps 2004)
8- Marges disponibles pour les activités d'exploitation du REP par rapport aux risques de criticité (Hourtoulle Francis. Le 7 décembre 1999)

Notes :
I cf. paragraphe 6.1.6 du document n°4
II cf. tableau 3, document n°4
III cf. document n°4, document n°5 partie 2, Rapport Préliminaire de Sûreté EPR 15.2.4.e
IV cf. document n°2, note 9v cf. document n°2, note 8.2.1
V cf. document n°2, note 8.2.1

Re: textes & diatribes écologistes

Publié : 11 mars 2010 03:54
par Flo
Communiqué de presse
Monsieur Fillon, qui sont les irresponsables ?

Lundi 8 mars, à la tribune de l'OCDE, le Premier Ministre français a traité « d'irresponsables » certains antinucléaires, qui ont simplement rendu public un document interne à EDF (*). Ce document révèle que le réacteur nucléaire EPR peut créer une catastrophe de type Tchernobyl.

Mais alors, Monsieur Fillon, qu'est-ce qu'être « responsable », pour vous ? Prétendre que des frontières arrêtent un nuage radioactif ? Vendre à des pays politiquement instables une technologie mortelle ? Exporter et stocker en Russie des tonnes de déchets nucléaires, qui seront encore nocifs dans des milliers d'années ? Les faire circuler dans des trains qui traversent à heures fixes nos villes et nos campagnes ? Engranger d'énormes bénéfices sans se soucier de la santé, de la nature et de la vie future ? Faire croire que le nucléaire serait une "solution" au réchauffement climatique, contrairement à ce que démontrent toutes les études sérieuses ? Distinguer nucléaire civil et nucléaire militaire, alors même que ce sont les deux faces indissociables d'une même technologie ? Envoyer des intérimaires, sans formation adaptée, au coeur des centrales ? Faire des essais nucléaires dans des zones habitées ? Cacher pendant des décennies les dégâts de ces essais sur la santé et l'environnement ? Amasser assez de bombes pour faire exploser plusieurs fois la planète ? Imposer le chauffage électrique domestique pour justifier le choix français du tout nucléaire ? Construire des centrales dans des zones inondables ou sismiques ? Oublier des kilos de plutonium dans le recoin d'une installation nucléaire ? Importer du courant électrique en plein hiver, au prix fort, depuis des centrales thermiques au charbon, parce que vos réacteurs nucléaires sont inadaptés aux pics de consommation ? Soutenir des régimes autoritaires dans les pays exportateurs d'uranium ? Construire un réacteur qui ne résisterait pas au crash d'un avion de ligne ?

Monsieur Fillon, vous faites partie de ceux qui cherchent vainement à caricaturer, diviser et diaboliser les antinucléaires pour tenter de masquer les échecs cuisants du lobby de l'atome. Même si ses déchets resteront dangereux pour les petits-enfants des petits-enfants de nos petits-enfants, le nucléaire, civil ou militaire, appartient déjà au passé. C'est ce qu'ont compris de nombreux pays européens : le Danemark, la Grèce, le Portugal, l'Irlande, le Luxembourg, qui n'ont jamais développé de programme nucléaire ; l'Espagne et l'Allemagne, qui se sont engagées sur la voie de la sortie du nucléaire ; l'Autriche qui a déclaré anticonstitutionnel le recours à l'énergie nucléaire. Nos voisins européens sont-ils aussi des "irresponsables", M. Fillon ?

Nous serons nombreux le 26 avril prochain, jour anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour vous dire que les irresponsables, aujourd'hui, sont ceux qui refusent de voir que l'avenir est à la sobriété énergétique et aux énergies renouvelables, pour un monde sans nucléaire. Quant à vos "responsabilités", elles sont en effet bien réelles : vous devrez en répondre devant les citoyens français et devant les générations futures.

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 872 associations
agréée pour la protection de l'environnement

Re: textes & diatribes écologistes

Publié : 27 mars 2010 12:29
par Flo
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Communiqué de presse du mercredi 24 mars 2010
Projet de réacteur nucléaire EPR à Penly : encore un débat bidon !
Le nucléaire nuit gravement à la santé, à l'environnement... et à la démocratie !

Fin mars 2010 s'ouvre le débat autour de la construction d’un réacteur EPR à Penly, organisé par la Commission Particulière du Débat Public (CPDP), débat qui se déroulera jusqu'au 24 juillet 2010.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne participera pas à ce débat bidon.

En effet, le Réseau "Sortir du nucléaire" considère que cette procédure n’est qu’un simulacre de démocratie dont il n’y a malheureusement rien à attendre. Cette « consultation » ne fait que s’ajouter à la longue liste des débats bidons autour du nucléaire. Une fois de plus, les citoyens sont mis devant le fait accompli !

- A quoi bon débattre quand la décision de construire l’EPR à Penly en Haute-Normandie a déjà été prise un an auparavant par le président de la République [1], au mépris de la démocratie et des conventions internationales [2] ? On peut donc s'attendre à ce que les pouvoirs politiques tirent la conclusion du débat avant même qu’il ait commencé, comme ce fut le cas pour l'EPR de Flamanville [3].

- Lors du "débat" de 2005 sur le premier EPR de Flamanville dans la Manche, EDF s'était engagé à ne construire aucun autre réacteur EPR tant qu'elle n'aurait pas une "expérience d'exploitation" du premier [4]. Or, celui-ci n'est toujours pas en service : EDF trahit donc totalement cet engagement. De plus, les déboires du chantier de Flamanville démontrent à eux seuls que l'EPR est une impasse et devrait être annulé immédiatement.

- Ce prétendu débat constitue en fait un dispositif par lequel l'Etat cherche à canaliser les oppositions, pour obtenir l'acceptation du nucléaire par les citoyens. Pour la Commission qui l'organise, "l'important c'est de participer", mais certainement pas de tenir compte des avis des Français !

En dépit des appels à la participation des citoyens, au royaume de l’atome, le nucléaire reste le fait du Prince ! Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle à dénoncer ce déni de démocratie et rappelle les multiples raisons d’annuler le programme EPR.

- L’EPR est une technologie extrêmement dangereuse. Il comporte des défauts connus de longue date [5], et les autorités de sûreté nucléaire finlandaises, britanniques et françaises ont déjà émis de sévères réserves sur sa sûreté [6]. Récemment, le Réseau « Sortir du nucléaire » a révélé des documents internes à EDF attestant d’un risque d’accident grave [7]. Il faut donc arrêter immédiatement la construction de l'EPR à Flamanville.

- Nous rappelons les coûts faramineux de ce réacteur, entièrement à la charge des consommateurs.

- A l'instar de celui de Flamanville, l’EPR de Penly ne répondra à aucun besoin en électricité [8], puisque la France est déjà depuis longtemps en état de surproduction chronique. A investissement égal, les économies d’énergies et les renouvelables créeraient quinze fois plus d’emplois, pérennes et répartis sur tout le territoire [9], et permettraient de lutter de manière vraiment efficace contre le changement climatique.

- Enfin, rappelons que la construction d’un nouveau réacteur retardera la transition vers un système énergétique vraiment sobre et propre, perpétuera la dépendance énergétique de la France [10], accroîtra la probabilité d’un accident nucléaire et entraînera la production de nouveaux déchets, pour lesquels il n’existe aucune solution !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à l'organisation d'actions de protestation lors des réunions du débat pour dire non à l'EPR et pour dénoncer la politique nucléaire de la France.

Fédération regroupant 872 associations très diverses, le Réseau "Sortir du nucléaire" a toujours été attaché au pluralisme du mouvement antinucléaire : nous respectons donc la position de nos membres qui participeraient au débat public pour y faire valoir leurs arguments contre l'EPR.

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 872 associations
Contacts presse :
- Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20
(presse anglophone et germanophone)
- François Mativet et Jacky Berthomé : 06 03 92 20 13
- Daniel Roussée : 09 77 47 09 78 ou 06 61 97 83 28

Voir le dossier de presse

Notes :
[1] http://www.elysee.fr/documents/index.ph ... ss_id=2274
[2] La Convention d’Aarhus, dont la France est signataire, exige que les citoyens soient consultés avant toute décision !
[3] Pour rappel, le 21 octobre 2004, EDF annonçait que le réacteur EPR serait construit sur le site de Flamanville dans la Manche. Le 24 octobre 2005, M. De Villepin, Premier ministre, déclarait "Au vu des conclusions du débat public en cours, EDF construira le premier réacteur EPR à Flamanville."… et le 3 novembre, le débat public sur l'EPR débutait à Lyon !
[4] http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf ... ier_mo.pdf
[5] Les défauts techniques sur la sûreté du réacteur européen à eau pressurisée (EPR), Henrik Paulitz, IPPNW, 2003
[6] http://www.sortirdunucleaire.org/actual ... hp?aff=633
[7] http://www.sortirdunucleaire.org/actual ... hp?aff=670
[8] Réponse d’EDF à un intervenant lors du débat THT : « Vous avez par ailleurs raison lorsque que vous précisez que la construction du réacteur Flamanville 3, si le projet est confirmé à l’issue du débat public, n’a pas pour objectif premier de répondre à l’augmentation de la demande d’électricité. » http://www.stop-tht.org/Les-contributio ... tre-l.html
[9] Courant Alternatif pour le Grand Ouest, les 7 Vents du Cotentin, 2006
[10] 100 % de l’uranium utilisé dans les centrales françaises est importé.