Ca cogite fort, ça philosophie dur...

la peinture, la sculpture, la photo...

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l'Art, par André Rouillé, critique

Message par Flo » 28 juin 2011 15:31

l'Art
par André Rouillé, critique

A tous, amateurs des arts,
un petit éclairage de l'éminent critique André Rouillé,
spécialiste de la Photographie et rédacteur de Paris News Art
pour invite à réflexion sur les nouvelles pratiques et leurs incidences
sur nos comportements intellectuels et jugements esthétiques!!

Bien cordialement à tous et belle journée!
Anne Lanci

"L'actuelle mondialisation, où l'art s'inscrit dans le «flux des échanges» aux côtés d'une profusion exponentielle d'images de toutes sortes, ne se traduit pas par une meilleure figuration du monde. Bien au contraire. A mesure que croissent la masse, la mobilité et la sophistication des images, des sons et des jeux, et des dispositifs de leur production et diffusion, les promesses de transparence du monde et de libéralisation des activités se muent en réalité d'un spectacle permanent et d'un contrôle toujours plus tatillon des individus.

L'actuelle «infigurabilité» du monde à l'époque de la mondialisation est le fruit d'une évolution, depuis le milieu XIXe siècle, de la société industrielle, des formes du capital et des espaces qu'il a investi.

Avec la sidérurgie, la machine à vapeur, le chemin de fer, l'économie de marché, et… la photographie, le premier capitalisme a apporté une rationalisation, une mécanisation et une géométrisation accrues des espaces et des pratiques. La production des biens et des images passe peu à peu de la main de l'artisan, ou du dessinateur, à la machine de l'ouvrier, ou du photographe; la quantité tend à prévaloir sur la qualité, et la valeur d'échange à l'emporter sur la valeur d'usage. Des mains des artistes aux appareils des photographes, les images passent des hautes sphères de la transcendance et du sacré à la plate et matérielle immanence.

A ce stade où le capital entame ses futures conquêtes, la photographie vient libérer les images de la trop humaine et trop incertaine main, et garantir un nouveau régime de vérité, une croyance en l'équivalence absolue des images et des choses. La figuration du monde change de nature par la substitution d'une machine à la main, mais sans perdre ses conditions de possibilité, d'autant plus que le dispositif photographique porte à son plus haut degré la vision perspectiviste issue de la Renaissance.
Mais c'est surtout parce que l'espace d'action du capital est encore assez limité que le monde reste figurable; parce que le lien n'est pas encore rompu entre l'expérience vécue par les individus et les conditions structurelles de cette expérience.

C'est plus tard, au tournant du XXe siècle, à mesure que l'action et les valeurs capitalistes se renforcent et s'étendent géographiquement, et dans des domaines de plus en plus larges de la vie, qu'une disjonction se creuse en Occident entre les expériences vécues des individus et ce qui les gouvernent. C'est l'époque du taylorisme qui, dans les usines, impose avec une extrême violence l'implacable logique du profit aux corps et aux vies, comme l'exprime éloquemment Charlie Chaplin dans Les Temps modernes (1936). C'est aussi l'époque de l'impérialisme où l'horizon du capital devient planétaire, et où ses orientations appliquées ici obéissent souvent à des choix opérés ailleurs dans le monde, c'est-à-dire inaccessibles dans leur globalité au savoir et à la perception."
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Re: artiste, un oublié social

Message par Flo » 06 oct. 2011 12:55

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Re: questions et infos sur les statuts des artistes plastici

Message par Flo » 22 oct. 2011 17:19

l'Agessa et la Maison des artistes
Les auteurs doivent s'affilier obligatoirement au régime de la sécurité sociale afin de bénéficier des prestations sociales. L'Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs) et la Maison des artistes, sont deux associations qui assurent la gestion de l'affiliation à la sécurité sociale des artistes auteurs et le recouvrement des cotisations.

Issues de la Loi 1901 et agréées par l'Etat, elles recouvrent les cotisations des artistes auteurs et les contributions des personnes (physiques ou morales, y compris l'État, les établissements publics, les collectivités territoriales) qui procèdent à la diffusion ou à l'exploitation des œuvres originales.

Elles assument les obligations des employeurs ; elles instruisent les dossiers des artistes auteurs pour lesquels elles ont compétence et les transmettent aux caisses de sécurité sociale en vue de l'affiliation.
infos extraites du site de la SCAM

des liens utiles :
Maison des Artistes : www.lamaisondesartistes.fr
Mapra : www.mapra-art.org
Agessa : www.agessa.org
SCAM (Société Civile des Auteurs Multimedia) : www.scam.fr
1dcafé : site et torum pour les créateurs numériques : www.1dcafe.com
SNAP CGT (Syndicat National des Artistes Plasticiens CGT) : www.snapcgt.org
SNSP (Syndicat National des Sculpteurs et Plasticiens) : www.sculpteurs-plasticiens.org
CAAP (Comité des Artistes-Auteurs Plasticiens) : www.caap.asso.fr
CNAP (Centre National des Artistes Plasticiens) : www.cnap.fr
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Drik
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Message par Drik » 17 déc. 2011 21:59

C'est quand il n'y a pas grand monde qu'il y a grand-chose

marie odile roger
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Message par marie odile roger » 23 déc. 2011 00:26

http://www.ceramique.com/dyn/index.jsp? ... le%3D83225
>
> bonjour,
> je vous adresse ci-dessus un lien qui peut tous nous intéresser ..
> bises
> Bernadette

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Re: questions et infos sur les statuts des artistes plastici

Message par Flo » 10 janv. 2012 01:53

Démantèlement au sein de la DGCA : les arts plastiques en péril
le 19 décembre 2011

Une 16ème « mesure » qui annihile les 15 annoncées par le Ministre de la culture

Il n’a pas fallu plus de deux semaines après l’annonce par le Ministre de la Culture de ses « 15 mesures pour les arts plastiques » qui concluaient l’intention positive des Entretiens pour les arts plastiques du printemps dernier, pour qu’émane de la Direction Générale de la Création Artistique (DGCA), un projet de réorganisation de ses services qui rend illusoire toute mise en œuvre des mesures annoncées par le Ministre et engendre une déconsidération accrue des arts plastiques dans le paysage culturel.

Une vision technocratique qui méconnaît la réalité du secteur des arts plastiques

L’organisation actuelle, mise en place dans le cadre de la Réforme Générale des Politiques Publiques il y a deux ans, avait déjà soulevé de nombreuses interrogations en regroupant sous une direction générale unique le service du spectacle vivant (qui regroupe musique, théâtre et danse) et celui des arts plastiques (qui comprend trois départements : artistes et professions, soutien à la création, écoles supérieures d’art et recherche). Loin des réalités de terrain, le Directeur Général laisse entendre que cette organisation n’avait pas vocation à durer car elle avait été pensée comme une concession symbolique accordée au secteur des arts visuels. On doit au contraire affirmer qu’elle inscrit dans la représentation ministérielle des pratiques artistiques une vérité forte : le monde des arts plastiques ne fonctionne pas selon les mêmes modalités que le secteur du spectacle vivant.

La déstructuration envisagée s’inscrit dans une logique de déconsidération des arts plastiques qui ne relève pas du symbole mais d’un mépris et d’une méconnaissance volontaire de ce secteur.

Les métiers ont leurs spécificités, les dispositifs de soutien aux artistes ne sont pas du même ordre, les établissements supérieurs d’enseignements artistiques jouent un rôle essentiel dans la formation des artistes mais aussi des nombreux professionnels de la création (designers, scénographes, graphistes, photographes, commissaires d’exposition…).

Jusqu’à présent, le service des arts plastiques bénéficiait à juste titre d’une organisation spécifique. Le nouvel organigramme envisagé fait fi des compétences et de l’expérience acquise. Il vise notamment à couper les enseignements artistiques de leur secteur de référence et in fine veut instaurer une « transversalité » aberrante qui affaiblira dangereusement le secteur des arts plastiques dans sa globalité, avec ses artistes, ses professionnels et ses institutions.

Sans un Directeur doté d’une autorité réelle et d’une expertise reconnue, en lien direct dans l’organigramme avec le Directeur Général de la Création Artistique, qui portera la parole de notre secteur et de ses spécificités ? Qui pourra porter au nom de l’Etat une vision informée et constructive, afin de désamorcer les projets de liquidation, de fusion ou d’instrumentalisation lors des situations de crise que connaissent les structures artistiques sur tout le territoire ?

L’ensemble des acteurs du secteur des arts plastiques s’interroge fortement sur l’effectivité des actes en regard des discours récents du Ministre de la Culture et dénonce aujourd’hui cette manipulation au plus haut niveau qui témoigne d’une déconsidération des arts plastiques.

Sans connaissance et respect des spécificités de chaque secteur culturel, aucune politique publique digne de ce nom ne peut s’engager. Les acteurs des arts plastiques exigent le maintien à minima de l’organisation actuelle au sein des services de l’Etat et une concertation sur la mise en œuvre des mesures annoncées.

* ADRA (Association de développement et de recherche sur les artothèques)
* AFD (Alliance Française des Designers)
* ANDEA (Association nationale des directeurs d’écoles d’art)
* ANDF (Association nationale des directeurs de Frac)
* APPEA (Association des directeurs de classes préparatoires publiques aux écoles supérieures d’art)
* CAAP (Comité des Artistes Auteurs Plasticiens)
* CIPAC (Fédération des professionnels de l’art contemporain)
* CNEEA (Coordination nationale des enseignants des écoles d’art)
* CPGA (Comité Professionnel des Galeries d’Art)
* DCA (Association française de développement des centres d’art)
* FRAAP (Fédération des Réseaux et Associations d’Artistes Plasticiens)
* PLATFORM (Regroupement des Fonds régionaux d’art contemporain)
* SNSP (Syndicat National des Sculpteurs et des Plasticiens)
* TRAM Réseau art contemporain Paris/Île-de-France.
* UNPI (Union Nationale des Peintres-illustrateurs)
* UPP (Union des Photographes Professionnels)
* USOPAV (Union des Syndicats et Organisations Professionnelles des Arts Visuels)
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Re: questions et infos sur les statuts des artistes plastici

Message par Flo » 14 mars 2012 16:20

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marie odile roger
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Message par marie odile roger » 29 avr. 2012 19:21

De la part de Luc Bernad

La chronique n° 28 de Nicole Esterolle
A propos de la vie intellectuelle de Catherine M.
(Texte que vous pouvez aussi trouver sur http://www.schtroumpf-emergent.com )

La présence du « Musée imaginaire » de Catherine M. au Salon 2012 du dessin contemporain Drawing now à Paris , a été le sujet d’une récente actualité qui a replacé cette importante figure de l’art contemporain français au centre de mon collimateur.

Car ce qui semble, en l’occurence, vraiment très étonnant,
c’est qu’il est de notoriété publique que si, pour Jean-Auguste-Dominique Ingres, le dessin était « la probité de l’art », pour Madame Catherine M., en revanche, le dessin n’est en rien la preuve de l’art, de même que la preuve de l’art n’est pas non plus dans l’art, mais dans ce qu’on en dit et surtout dans ce qui en est écrit dans sa revue Art Press. Et d’ailleurs que du dessin, elle s’en contrefiche comme elle le précise bien dans le texte de préface du dit salon : « Quelqu’un comme moi, tombé dans la marmite de l’art contemporain en plein bouillonnement de l’art conceptuel, ne s’est jamais posé la question du dessin, ni dans l’art en général, ni dans le cadre de ses intérêts…j’ai très tôt aimé des peintres qui n’avaient aucune pratique du dessin. »

Nous sommes donc ici en plein dans cet exercice acrobatique dont l’exquise Catherine M. est la spécialiste insurpassable : celui du paradoxe, de la contradiction, de l’oxymore, de la torsion du sens commun , du retournement de la logique élémentaire, de la rupture avec les valeurs tant éthiques qu’esthétique, du petit bout de bois dans les trous de nez, bref du décervelage ordinaire, et tout cela au nom du progrès de la pensée, du bien être intellectuel et de la contemporanéité de l’art français.


Et ceci me donne l’occasion de revenir sur quelques aspects de cette stupéfiante capacité à la torsion du sens et à la déshumanisation de l’art dont fait preuve Catherine M. depuis bientôt 40 ans


1- Il y a d’abord ce best seller traduit en 33 langues de Madame M. , intitulé « La vie sexuelle de Catherine M . », et dont on commémore officiellement ces jours - ci le dixième anniversaire de la publication. Dans ce livre, ce n’est pas tant la « hardiesse » de son contenu qui soit étonnante, car je connais des personnes qui m’ont confié avoir fait beaucoup mieux dans le même registre, sans en faire pour autant un bouquin … non, ce qui me stupéfie , c’est le fait que ce livre se soit vendu à 900 000 exemplaires en Corée du Sud (plus qu’en France)… un pays , qui, paradoxalement, comme le Japon n’a strictement rien à faire de l’art contemporain et ignore superbement Murakami, quand il ne reproche pas à celui-ci d’être une honte nationale pour avoir profané de ses kitcheries patissières le Château de Versailles inscrit au patrimoine de l’Humanité.

2- Ce qu’il y a d’étonnant aussi , c’est cette coutume qu’on a de faire intervenir Catherine M ., dans telle ou telle des rencontres-débats sur la cause féminine, qui ont lieu dans le cadre de la journée de la femme ou de la fête des mères, quand, par ailleurs, elle tient les propos suivants : « Par rapport à nos pratiques de 68, il me semble que c’est aujourd’hui moins ludique, qu’il manque la liberté de la chose improvisée. On dînait avec des copains, rien n’était prévu, on se déshabillait et tout le monde baisait ensemble » ( Interview Rue 89 )…Ou bien: « Je pense que s’il m’était arrivé de me voir imposer un acte sexuel - et après tout, ça m’est peut-être arrivé, et j’ai oublié -,j’aurais laissé faire en attendant que ça se passe, et je m’en serais tirée en me disant que c’était moins grave que de perdre un œil ou une jambe. » … Prouvant, je pense, que cette dame a aussi peu à voir la cause féminine qu’avec le dessin contemporain…. Et que ses propos n’ont rien de festif pour les mamans, ni d’émancipatoire pour les femmes.

3- Il y a aussi cette grande photo des fesses de Catherine M. parue dans les pages culture du Monde (une première dans ce journal plutôt pudibond ), assortie d’un texte absolument ébouriffant de Philippe Sollers, disant que Catherine M. est une sainte au même titre que Sainte Thérèse, alors que le tout Paris sait la rumeur que la sainte en question s’est vantée d’avoir forniqué avec Templon sur l’autel de l’église St Germain, et alors qu’elle écrit dans son best seller planétaire avoir pris du plaisir à s’être faite sauter par toute un équipe de travailleurs clandestins dans une cabane de chantier (une anecdote qui a fait un tabac en Corée du Sud).

4-Il y a aussi le fait que la revue Art Press, que Catherine M. dirige depuis quarante ans, est née ( outre des apports financiers de la french connection Castelli-Templon), des rapports incestueux entre les revues La Nouvelle Critique et Tel Quel, la première de type crypto-intello- stalinien, la seconde de type mao spontex tendance Kampuchéa démocratique cambodgien de sinistre mémoire… et le fait de penser que si le règne de Pol Pot a fait long feu, celui de Catherine M. dure encore malgré les dizaines de milliers de disparitions de bons artistes disqualifiés grâce à elle. A cet égard, souvenons-nous de ce fameux procès de Moscou de 1992 à L’Ecole des Beaux-Arts de Paris, avec Catherine M. dans le rôle de la grande inquisitrice, pour clouer Jean Clair, Pierre Gaudibert, Jean-Philippe Domecq, et quelques autres « réactionnaires » au pilori de l’histoire de l’art.

5 - Il y a aussi effarement à voir ce pur produit de la gauchiasse caviar - partouze germanopratine, donner des leçons de subversion anti-capitaliste, quand simultanément il fait une première couverture d’Art Press montrant les parties génitales de Jeff Koons et de la Cicciolina en plein accouplement, et quand on sait que le Koons en question est devenu grâce à cela un des produits phare du Financial Art international.

6- Il y a sidération totale à apprendre
que cette revue issue de la gauche la plus hard, ait pu, en pleine période de guerre froide, servir de cheval de Troie à l’impérialisme artistique américain et se faire l’allié objectif de la CIA, qui, quelque temps auparavant, s’employait à démolir la domination de l’art russe et européen et la prééminence de Paris sur la scène artistique internationale.( Voir le livre de Frances Stonor Saunders, Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle -Titre original : Who Paid the Piper - Editions Denoël, 2003, )

7- Il y a hallucination quand on découvre que cette dame disait en 1973 avoir créé Art Press pour sortir l’art français de sa médiocrité et faire découvrir l’art américain ; Que cette dame a en réalité trahi, disqualifié et ringardisé la création française , au point que le dispositif muséal français n’ose plus montrer des créateurs nationaux sous peine d’être taxés de nationalisme franchouillard . Remarquons aussi que dans l’actuel n° 398 d’Art Press, sur les 12 expositions sélectionnées pour la rubrique Mondovision, il y en a trois pour les produits Gagosian…et zéro pour une expo ayant lieu en France.

8- Il y a nausée de constater que cette dame est devenue la référence centrale pour l’appareil d’Etat de soutien à la création, la grande prêtresse de tous les grands et petits apparatchiks , la générale en chef d’une armée de pervers enseignants, l’inspiratrice des pollutions nocturnes de tous les directeurs de DRAC, FRAC, MAC, IAC, CRAC, LAC et autres CAC de l’hexagone, et l’égérie de tous les Trissotins de la culture, qui ne parlent qu’anglais parce que c’est plus chic, et pour lesquels justement Art Press offre une traduction simultanée en cette langue.(à quand la traduc en Coréen et japonais ?)

9- Il y a terreur et froid dans le dos à feuilleter Art Press ; d’y voir par exemple cette horrible image de la déshérence ruinique du Palais de Tokyo ornant la couverture du dernier numéro ; de voir, dans les pages intérieures, toutes ces images d’atrocités artistiques, de torture mentale, sans la moindre émotion, sans la moindre spiritualité, sans la moindre aspérité d’ordre poétique ; C’est glacial, implacable et on se demande comment on en est arrivé à ce niveau de frigidité, et ce que l’art a bien pu faire au Bon Dieu pour être supplicié de la sorte.
D’ailleurs je vous joins justement pour bien illustrer ce que je dis , cette image, figurant dans ce même numéro, d’une oeuvre de l’artiste roumain Victor Man où l’on voit une fourrure de loup coincée sur une plaque de cheminée par un serre – joint… Qu’y voir d’autre qu’une apologie du supplice de l’art, de la torsion du sens, de la torture mentale ou de la lobotomisation crétinisante ? Et comment ne pas avoir peur du texte qui va avec , intitulé comme par hasard « Dans la nuit du non-savoir « et où l’on peut lire des choses aussi chaleureuses et roboratives que ça : « L’artiste met en réseau des signes et des concepts, dans une atmosphère lourde et énigmatique »…

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10- Mais il y a tout de même rigolade à lire l’ édito de Catherine M. pour ce même numéro et qui commence ainsi : « d’ou vient cette impression de travailler dans un monde de l’art de plus en plus amnésique dans lequel trop d’artistes servent de vieilles recettes dont se régalent, non seulement des amateurs, mais aussi un certain nombre de professionnels »… Hou la vieille suffisance sentencieuse! Hou, la vieille obsédée textuelle ! Hou la vieille mère Ubu décatie ! qui se lamente de constater que « la domesticité n’est plus ce qu’elle était », et de voir sa gidouillesque autorité se flétrir …

Rigolade aussi avec ce titre croquignolesquement oxymorique: « Penser plus pour plus d’émotions »… Plutôt bidonnant aussi, non ? Car enfin, qu’attendre d’autre de la part de celle qui est le fruit d’une espèce de monstrueux couplage sexe-intellect , court -circuitant le cœur et l’esprit ? Qu’attendre d’autre d’une personne dont le moteur est une incapacité de fond à l’orgasme et donc à la transcendance, et donc à l ’amour de soi , à l’amour d’autrui et au véritable amour de l’art? Qu’attendre d’autre de cette béance du sensible, qu’une sur-théorisation doublée d’une sur-sexualisation, comme symptômes associés compensatoires d’une inaptitude centrale à comprendre et sentir la vérité intérieure de l’art et sa dimension sacrée?

Rigolade encore, avec cette phrase pour conclure l’édito : « En étant moins exigeant sur le savoir historique on l’est aussi beaucoup moins sur les émotions que l’on attend des œuvres d’art » … Quand on sait que celle qui est une anomalie historique en soi, et qui pour cela est obsédée par l’historicité, sera inéluctablement balayée par la vraie histoire à laquelle elle n’a jamais rien compris, ni intellectuellement, ni émotionnellement.

Je pense en effet, que ce personnage, est l’incarnation exacte de la collusion sexe-argent-pouvoir, qui a fait de l’art une arme au service de l’appareil répressif et exterminateur du sens, tenu par les politiques, les publicitaires, les faiseurs d’argent, les trissotins cultureux, les pervers sodomiseurs de mouches ( dont Damien Hirst fait sa confiture) fonctionnarisés peuplant les écoles d’art nationales, régionales et municipales , etc.

Je pense que le fait que ce personnage invraisemblable ait pu conserver son crédit et son pouvoir de nuisance depuis près de 40 ans sur l’art français, en dit long d’abord sur le degré de pathos du système des Beaux-arts, et surtout, ce qui est le plus inquiétant, sur l’état de déliquescence de la société et du monde dont le pathos artistique est le reflet.

Je pense que cette clef de voûte d’un appareil très sophistiqué de terreur intellectuelle, que cette figure de proue d’un système dictatorial de type soviéto-capitaliste, comme quelques autres tyrans grotesques viennent de le faire récemment, doit, elle aussi, DÉGAGER !

(comme il y a eu un Printemps arabe, ce qui serait bien pour bientôt c’est un Printemps des artistes…Qu’en pensez-vous messieurs –dames Hollande, Mélenchon, Joly, Artaud , Poutou ? Vous n’en pensez rien ? C’est hors-sujet pour vous ? Alors informez-vous, et réfléchissez un peu à la question. C’est pas simple, mais bon…encore un effort dans ce sens et vous serez vraiment républicains)

Quelques liens vers des documents concernant le sujet traité ici:
(Attention le premier texte est interdit de lecture aux moins de 18 ans)
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-p ... 04_498.php
http://www.rue89.com/2011/06/24/dix-ans ... our-210817
http://www.drawingnowparis.com/site/FR/ ... I14174.htm
Pour avoir le portrait en couleurs de Catherine M. par Pierre Lamalattie, ami d’enfance de Michel Houelbecq, cliquez ci-dessous
http://www.lamalattie.com/28artcon/artc ... rine_X.htm

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Re: Ca cogite fort, ça philosophie dur...

Message par Flo » 29 avr. 2012 19:41

Je ne connaissais pas cette bonne femme... mais... est-ce une impression ou il y aurait comme une certaine animosité envers elle ? :ptdr:

dis donc, le boulot de Pierre Lamalattie (voir tout en bas de l'article d'en haut :shock: ) a l'air vachement bien !
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camomille
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Re: Ca cogite fort, ça philosophie dur...

Message par camomille » 30 avr. 2012 20:00

Moi non plus je ne connaissais pas l'existence de cette 'terroriste" de l'art. Eh bé, si tout ça est vrai, ça donne le frisson ! Artistes, vrais artistes, faut se battre !

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